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Le blog voyage by Chapka

Le tour du monde sans gluten de la famille Peron-Pinvidic

Ils étaient expatriés, ils sont désormais tourdumondistes ! Voici la famille Peron-Pinvidic. Il y a la mère Gwenn, chercheuse en géophysique, le père François, assistant en crèche, et leurs deux enfants Maya et Noah, respectivement neuf et sept ans. Cela faisait dix ans qu’ils vivaient en Norvège. Ils sont désormais sur les routes du monde. La petite particularité, c’est que les enfants sont céliaques, ce qui signifie qu’ils sont allergiques au gluten. « Ça n’a rien de grave, c’est juste contraignant du point de vue logistique ! » explique Gwenn, qui nous raconte le voyage sans gluten !

Pourquoi avez-vous décidé de faire un tour du monde en famille ?

J’avais l’idée d’un tour du monde en tête depuis très longtemps, sûre de le faire un jour dans ma vie. j’avais une to do list des plus beaux sites à voir dans sa vie. Le genre de liste que tu bâtis quand tu feuillettes des magazines, quand tu traînes sur internet. Tous les ‘waouh, c’est beau ca’, les ‘oh la la, ca doit être chouette en vrai’…tout ça était sur la liste. Ça fait du bien de rêver à de belles choses, de beaux paysages…et puis, tu fais tes études, tu obtiens un emploi, tu achètes ta maison, tu as des enfants et un jour tu sens que c’est le non moment dans ta vie pour le faire. Ça arrive généralement vers les quarante ans.  Je dis généralement car la plupart des familles que l’on croise sont dans ce cas. Du coup, on peut probablement appeler ça une crise de la quarantaine…mais une crise bien préparée !

Est-ce facile de définir un itinéraire ?

L’itinéraire est très difficile à mettre en place. C’est une étape fantastique car tu écris des noms mythiques sur ta liste, style Patagonie, Machu Pichu, Tokyo, Nouvelle-Zélande…tous les sites qui toi te font vibrer quand tu les entends. Mais c’est une étape également extrêmement frustrante car tu dois barrer certains (la plupart) de ces noms à un moment donné. Si comme nous vous n’avez pas un budget et des vacances illimitées, il faut faire des choix, des concessions et abandonner certains de ces noms. C’est très frustrant. La sélection des pays se fait selon plusieurs critères comme le budget, l’accessibilité, la sécurité, etc.

tour du monde sans gluten

Votre tour du monde se veut sans gluten. Pouvez-vous expliquer comment se matérialise au quotidien ?

La question des allergènes est en règle générale très peu connue en Asie. Le sans gluten pas du tout. A part dans des endroits très touristiques comme Bali, nous n’avons quasiment rien trouvé. Même en France, le sans gluten n’est pas souvent pris au sérieux dans les restaurants. Elle est souvent considérée comme une mode diététique.

Nous avons des cartes de traduction dans différentes langues (japonais, chinois, thaï, etc.) afin de communiquer avec les chefs. Cependant, il faut se méfier car dans certaines cultures, il est impoli de demander au chef d’adapter son régime au client (ex : Japon). Dans d’autres pays comme le Vietnam, c’est l’inverse. il sera malpoli de vous répondre ‘ »non, vous ne pouvez pas manger ici », alors ils vous diront « oui » alors que les plats contiennent du gluten. Il peut également arriver que la personne à qui vous tendez la carte ne sache pas lire et vous tombez alors dans une situation un peu embarrassante.

Concrètement, on ne va pas souvent au resto, on se fait souvent à manger nous-mêmes, et au pire des cas on finit avec du riz blanc et des légumes. On loue généralement des logements avec cuisine afin de pouvoir tout préparer nous-mêmes. Nous avons une petite valise remplie de produits sans gluten (biscuits, farines, pâtes), nous avons un appareil « moule à gaufre » qui nous permet de faire nos propres tranches de pain. C’est contraignant car nous avons beaucoup plus de bagages qu’une famille ‘normale’ backpacker, mais on se débrouille très bien jusqu’à présent.

Est-ce facile de voyager avec des enfants ?

C’est délicat de répondre à cette question simplement. Car il est toujours plus facile de voyager seul. Vous pouvez voyager plus loin, marcher plus longtemps, risquer des aventures plus éprouvantes, traverser une rue a Hanoï sans écraser la main de votre fils pour être sure qu’il est derrière vous, dormir dans des dortoirs d’auberge de jeunesse, ce qui réduit le budget (beaucoup d’auberges refusent les enfants), prendre le dernier siège du bus de brousse et ne pas avoir à attendre un bus avec quatre places libres…donc oui, de ce point de vue la, c’est plus facile. C’est ce qu’on a fait entre vingt et trente ans.

Après trente ans, on a généralement envie d’autres choses et je ne m’imaginerais pas voyager sans mes enfants !

Alors, oui, il est très facile de voyager avec nos enfants. Ils s’adaptent à tout. Ils sont très résistants, beaucoup plus que ce que l’on pense. Ils sont aussi une porte d’entrée dans les maisons. Les contacts se font plus facilement quand on a des enfants. Ils ont aussi un regard différent du notre sur les sites que l’on visite, les gens qu’on rencontre. C’est très enrichissant d’avoir leurs points de vue.

Comment demander son plat sans gluten à l'étranger ?

Comment assurez-vous leur scolarisation ?

Nous nous en occupons. Le rythme est extrêmement variable. Certaines semaines on travaille un peu tous les jours pendant une à deux heures, et d’autres semaines on ne fait rien du  tout. On le prend très tranquillement. On ne se stresse pas. On suit à distance ce que font les classes respectives de nos enfants. On essaie de s’adapter. Quand ils parlent du système solaire, on regarde un épisode de « c’est pas sorcier » sur Youtube, on dessine des planètes et on case une visite de l’observatoire local dans notre circuit du jour. Ce qu’on vit au quotidien est tellement intense et riche, que je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’ajouter des tonnes d’enseignements à côté. On s’assure qu’ils ont les bases en lecture, en écriture, qu’ils connaissent leurs tables de multiplication…et on reste zen pour le reste!

Quelles sont les destinations que vous avez préféré en Asie ?

Bali nous a beaucoup plu. C’est très beau, très esthétique comme île, avec des plages magnifiques. Mais ça reste souvent trop touristique. Nous y avons préféré Amed et Pemuteran sur la côte nord, beaucoup plus calme que le sud.

Le Japon nous totalement surpris. Nous voulions y aller pour découvrir cette culture très différente de tout ce qu’on connait, et nous avons été conquis. Tokyo reste pour l’instant le top 1 quand on fait le bilan de nos explorations, et ceci alors que nous ne sommes pas ville du tout. Nous vivons dans un petit village perdu en Norvège et détestons généralement les villes. Nous plaçons également le nord Vietnam, Sapa, dans notre top-list. On a adoré les paysages, l’atmosphère et la population, les femmes Hmong et leurs habits colorés, leurs sourires et leurs beautés nous ont complètement charmés !

Citez les plats sans gluten que vous avez mangé en Asie.

Pour ce qui est des plus improbables, on citera en premier les insectes et les mygales. Ce n’est que le papa qui en a mangées. C’est garanti sans gluten.

Ce qui était très bon, c’est le riz asiatique, le nasi goreng balinais, les sushis japonais, le pho vitetnamien et les fruits ! Les mangues et autres ananas achetés en bord de route dans toute l’Asie sont juste incroyablement bons.

Nos enfants placeraient sûrement le sticky rice with mango en premier sur la liste. C’est du riz gluant sucré avec de la mangue fraîche et du sirop à la noix de coco, une tuerie! le roi du street food thailandais.

Quelle sera votre prochaine destination ?

Aujourd’hui, nous sommes en Nouvelle-Zélande. On récupère un camping-car demain et partons pour quatre semaines d’exploration des deux îles. Nous avons hâte. Ensuite on enchaîne sur l’Amérique du Sud. Le programme n’est pas encore tout à fait bouclé, mais on devrait faire le Chili, le Pérou, la Colombie, avec peut-être la Bolivie et l’Equateur. On ne s’est pas encore totalement décidés !

Comment voyager sans manger de gluten ?

3 commentaires

PERON
PERON

8 février 2019

Sentiments d'admiration de la part d'une grand-mère qui avec eux voyage par procuration.
Une part de merveilleux à partager.

Répondre
ROUHIER
ROUHIER

9 février 2019

Quelle belle aventure et quel courage
Bisous a toute la famille du tonton de France
Chez moi il y a de la place pour dormir
Et pour la bouffe on se débrouillera

Mimi

Répondre
ROUHIER
ROUHIER

9 février 2019

Quelle belle aventure et quel courage
Si vous passer par le Val d'ajol ça c'est en France
J'ai de la place pour dormir et pour ce qui est de la bouffe on ce débrouilleras
Bisous a toute la famille
Le tonton des Vosges Mimi

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