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Le blog du voyage by Chapka

50 jours dans les steppes de Mongolie

Clément est parti visiter la Mongolie. Comme à son habitude, le jeune homme de 25 ans n’a pas hésité à lever le pouce pour se faire amener d’un point A à un point B (ou à un point C, qui sait !). L’auto-stoppeur se défini comme un « baladographe », qui se balade tout en photographiant. Les clichés qu’il nous a envoyés sont à couper le souffle !

Est-ce facile de voyager en Mongolie ?

La Mongolie est encore relativement peu fréquentée, bien qu’ouverte aux voyageurs. Côté formalités, en septembre 2016, un citoyen français se devait d’obtenir un visa (30 jours pour environ 50 euros avec possibilité d’extension de 30 jours pour 40 euros). C’est réalisable sans souci dans toutes les ambassades et consulats mongols tels que celui d’Irkoutsk où en 24 heures chrono j’avais mon autocollant. Il est d’ailleurs probable que la Mongolie redevienne « visa free » dans les années à venir.

un troupeau en Mongolie

Bétail dans les steppes mongoles

Une fois la frontière passée, la Mongolie commence bien souvent à Oulan Bator. C’est là que certains atterrissent. C’est là où d’autres, voyageurs au long cours, font une escale ou attendent un visa. Deux solutions pour partir à la découverte des steppes : pour ceux dont le temps est compté, beaucoup d’agences et d’auberges proposent des tours dans le désert de Gobi et dans les parcs nationaux du centre pour environ 50 euros par jour et par personne. Vite organisés, ces tours sont le moyen le plus simple d’accéder aux sites touristiques qui ne sont en général pas desservis directement par les transports en commun.

village authentique de Mongolie

La tête de course

De manière générale, il y a peu de trafic en Mongolie. Les cartes, à commencer par Google Maps, ne sont pas exactes dans la mesure où les pistes sont différentes d’une année sur l’autre. Il y a des routes goudronnées mais elles ne relient pas encore toutes les villes du pays et bien souvent, il est plus rapide de repasser par Oulan Bator pour changer de coin. Faire de l’itinérant en Mongolie relève donc du défi mais aussi de l’aventure mémorable pour qui est armé de patience, prêt à faire du stop et à enquêter sur son itinéraire. C’est du moins l’expérience que j’ai faite.

Peux-tu nous raconter un moment fort de ton séjour en Mongolie ?

J’étais à Mörön, dans le nord de la Mongolie, près du lac de Khövsgöl. Pour me diriger vers l’ouest sans repasser par Oulan Bator, j’ai décidé de monter dans un vieux van russe vers une petite localité et de faire une jonction d’une centaine de kilomètres à pied sur 5 jours. Je crois que c’est un des moments qui m’a le plus marqué. J’ai traversé des vallées somptueuses, découvert une des plus belles définitions de l’automne, bu l’eau des rivières, campé, cuisiné au feu de bois.

les couleurs de l'automne en mongolie

La rivière enchantée

As-tu rencontré des nomades?

Beaucoup. Pendant la marche, beaucoup de gens ont mouliné du bras en me voyant, signe qu’ils m’invitaient dans leur yourte à venir me réchauffer autour d’un thé au lait ou à partager leur repas. Une fois, un type m’a fait signe de venir mais il était de l’autre côté de la rivière. J’étais sur le point de décliner son invitation quand il m’a balancé une paire de bottes. J’ai aussi passé quelques nuits sous l’élégante voute d’une yourte à écouter les chaleureux ronronnements du poêle en me disant que la gentillesse des hommes est fonction de leur isolement.

En Mongolie, mieux vaut ne pas tomber en panne

ça travaille dur !

Peux-tu nous raconter une anecdote mongole ?

Je me souviens d’un soir quand je suis sorti au Karaoké avec mes amis de Mörön où j’étais volontaire pendant deux semaines. On a commencé à prendre un sérieux apéro et ils se sont enflammés derrière le micro à grand renfort d’envolées lyriques jusqu’à la fermeture. On dit qu’en Mongolie un homme doit savoir chanter et c’est quelque chose. Où que vous alliez vous entendrez toujours cet opéra variété qui se marie assez bien avec la steppe infinie.

L'aigle de Mongolie

De drôles d’oiseaux !

Que retiendras-tu de la Mongolie ?

Comme d’habitude : l’environnement et la culture, mais d’une intensité particulière. Sans doute parce que c’est un endroit encore peu peuplé, où la nature est sauvage. La Mongolie est un vaste désert. La rudesse de cet environnement est aussi la source de l’extraordinaire hospitalité mongole qui m’a beaucoup marquée. Ce relatif isolement a aussi protégé des traditions mongoles telles que la chasse à l’aigle, l’élevage de rennes ou tout simplement le nomadisme qui sont de plus en plus menacés par la modernité et le développement, du tourisme notamment.


Retrouvez les récits de ses aventures sur son blog Baladographe. Et n’hésitez pas à relire son portrait sur le blog Chapka et sa vie d’auto-stoppeur en Europe !

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