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Le blog voyage by Chapka

Projet Alaïa : de l’Alaska jusqu’en Patagonie en van !

Adeline la Bretonne et Florian le Basque sont partis pour un road trip en van du nord au sud. Le trajet : Alaska Patagonie en suivant la route Panaméricaine.

Du haut de son mètre cinquante cinq, la jeune femme a déjà parcouru de nombreuses capitales européennes et a effectué un working holiday en Nouvelle-Zélande. À 25 ans, elle est diplômée du Centre Européen des Produits de l’Enfant, elle s’intéresse de près à cet univers empreint de rêve et d’imaginaire. Florian, 28 printemps, a travaillé plusieurs années en tant que chef de rayon alimentaire.

Au retour de leur voyage, ils comptent ouvrir une boutique pour présenter leurs découvertes, notamment des produits d’artisanat.

la panamericaine en camping car en passant par la route 66

Ossau Iraty vs Galette-Saucisse

Comment avez-vous eu l’idée de faire ce road-trip d’Alaska jusqu’en Patagonie ?

Adeline: je rêvais de retourner au Pérou, pays dans lequel j’ai passé cinq mois en 2011.

Florian: Je me voyais déjà découvrir les parcs nationaux de l’Ouest Américain.

De là, il a fallu trouver une combine afin d’allier notre envie d’évasion commune avec une soif d’explorer des territoires différents. La route Panaméricaine, reliant l’Alaska à Ushuaïa, nous a très vite mis d’accord. Le road-trip était lancé, c’est parti pour 10 mois.

La Panaméricaine est donc le fil rouge du roadtrip mais l’on sort bien souvent des sentiers battus pour aller dénicher des pépites qui alimenteront notre futur concept-store.

Que retenez-vous de vos dix jours en Alaska ?

En vérité, nous ne savions absolument pas à quoi nous attendre en Alaska. Ce fût une belle surprise. Nous avons loué une voiture sur place afin d’explorer en toute liberté le parc de Denali et la péninsule de Kenai. Durant dix jours, nous nous sommes émerveillés face aux grands espaces.

C’est en allant boire une bière dans un petit pub que nous avons eu la chance de rencontrer Mike, un local qui nous a gentiment invité à dormir chez lui et à participer à la traditionnelle partie de pêche du dimanche. Au-delà du fait que Florian ait eu un sacré mal de mer et que nous soyons rentrés bredouilles, ce fut une expérience inoubliable au contact des locaux.

Autre souvenir mémorable, après une nuit de camping sauvage du côté de Hope, on s’est réveillé avec un ballet de dizaines de baleines blanches sous nos yeux. Quel spectacle !

Est-ce facile de trouver un van en Amérique du Nord ?

Avant notre départ, nous avions déjà une idée précise du type de van que l’on voulait acheter. Sur place, à Vancouver, nous avons parcouru de nombreux groupes existants sur les réseaux sociaux, forums et surtout Kijiji (l’équivalent de Leboncoin). Après deux semaines de recherches, on a eu le coup de cœur pour notre truckcamper et quelques jours plus tard, c’est au volant de notre maison roulante que nous partions explorer le continent.

On a la chance d’avoir un van tout équipé : plaques de cuisson, four, réfrigérateur… Cela nous permet de cuisiner nous même et de varier les plats en fonction des pays. En Amérique du Nord, nous privilégions les plats chauds (soupes, féculents) afin d’affronter les températures frôlant parfois 0. Depuis le Mexique, les plats froids à base de produits locaux (avocat, piments, bananes plantains,…) sont les bienvenus. Au Guatemala, on a également organisé une crêpes-party avec les enfants d’un village. Pour Adeline, bretonne pur beurre, c’est une fierté de pouvoir faire goûter la spécialité régionale bretonne.

la route panamericaine en van de l'Alaska a la Patagonie

Racontez-nous des rencontres improbables que vous avez fait dans l’Ouest des USA.

Chaque jour pour nous est une nouvelle expérience, et on sait que le facteur « improbabilité » peut se cacher derrière chaque virage. Nous avons fait pour vous, un récapitulatif de ces expériences et rencontres.

En Arizona, nous avons troqué notre mode de transport habituel une petite heure pour nous envoyer en l’air en hélicoptère au-dessus du Lac Powell et ses alentours. Imaginez-vous un seul instant en train de prendre de la hauteur, casque aux oreilles avec « Beautiful day » de U2 en fond musical puis vous poser sur la Tower Butte et admirer au loin le désert et la Monument Valley qui se dessine dans la roche rouge feu… On ne vous cache pas qu’on a mis de longues minutes pour redescendre les pieds sur Terre.

La rencontre avec un couple d’Indiens Navajo le long de la route 89 restera aussi longtemps dans nos mémoires. Ils ont pris le temps de nous expliquer la signification spirituelle de l’attrape-rêves, de l’importance des croyances et des menaces qui pèsent sur leur peuple.

La Death Valley, son soleil de plomb, sa chaleur écrasante, son désert de sable mais aussi le vent, imprévisible et d’une puissance indomptable. C’est dans ces conditions extrêmes que nous avons accueilli dans notre van 3 voyageurs Israéliens, qui tentaient en vain de monter leur toile de tente. C’est ça aussi le road-trip, s’entraider, ouvrir sa porte aux autres dès qu’on peut, improviser trois lits de camp et créer de nouvelles amitiés.

lever de soleil dans la Death Valley

Petit-déjeuner dans la Death Valley

Est-ce qu’à votre arrivée en Amérique latine, vous avez eu l’impression que votre voyage prenait une autre tournure ?

A travers les spécialités culinaires locales, l’artisanat et les traditions ancestrales encore fortement présentes en Amérique latine, on assiste à un véritable plongeon dans un nouvel univers : couleurs, saveurs, odeurs, accent… tous les ingrédients sont réunis pour (r)éveiller nos sens !

On n’oublie pas non plus de faire nos adieux aux larges routes d’Amérique du nord et de dire bonjour aux gravel roads (chemins) et routes en piteux état. On dépasse désormais difficilement les 70 km/h. La notion de distance perd de son sens et il faut désormais penser en temps de trajet et y rajouter 25 % par rapport à ce qui est indiqué sur le GPS. D’un autre point de vue, cela nous donne davantage de temps pour admirer les paysages, croiser les regards des locaux et échanger un sourire.

On nous avait largement mis en garde sur les questions de sécurité, ou plutôt d’insécurité. Nous n’avons pas un seul instant ressenti de danger ou quelconque menace. En faisant en sorte de ne pas aller dans les endroits peu recommandés et de privilégier la conduite de jour, on réduit largement les risques.

Quels sont les pays ou les régions d’Amérique du Sud que vous avez le plus hâte de découvrir ?

Si l’Amérique du Sud nous attire dans sa globalité, nous sommes impatients d’explorer la Colombie et la Bolivie, de découvrir la culture locale, les paysages et les pépites (cacao, café, artisanat…) qui s’y cachent. D’ailleurs, on vient de fêter nos cinq mois de voyage en immersion dans une communauté indigène colombienne pendant que notre van transite en bateau entre le Panama et la Colombie.

apprendre la cuisine mexicaine

Cours de cuisine au Mexique

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Pour la seconde moitié du périple, on souhaite laisser l’imprévu intervenir dans notre quotidien, se construire toujours plus de souvenirs inoubliables, aller encore plus au contact des locaux et remplir nos sacs à dos de pépites locales. Car, en effet, notre road-trip ne s’arrêtera pas à Ushuaïa. L’aventure – on se le souhaite fort fort fort – continuera professionnellement au sein de notre future boutique où l’on espère vous y rencontrer et vous présenter chacun de nos produits, à la dimension éthique, et avec leur histoire respective.

Retrouvez les aventures d’Adeline et Florian sur leur blog Alaïa.

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