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Le blog voyage by Chapka

Le tour d’Asie en famille de Laura, Seb et Hélio, 3 ans

Cela fait une quinzaine d’années que Laura et Seb se baladent sur les routes du monde. Il y a trois ans, ils ont accueilli leur premier enfant, Hélio. Cet heureux événement ne les a pas stoppé dans leurs démarches de découverte du monde, bien au contraire. Aujourd’hui, les Globe Blogueurs nous racontent leur futur road-trip en Asie du Sud-Est. Cinq mois d’un voyage intense où ils devront s’adapter au rythme d’Hélio. Ils nous expliquent d’ailleurs comment faire pour voyager avec un enfant en bas âge.

Pourquoi avez-vous décidé de partir voyager plusieurs mois en Asie ?

Suite à un voyage d’un an en Amérique latine, nous avons pris conscience de la chance inouïe que représente le voyage au long cours. La liberté qu’il apporte, les possibilités infinies de découvertes et de rencontres, au-delà des incontournables.
Nous avons jeté notre dévolu sur l’Asie du sud est cette fois-ci pour de multiples raisons. Déjà car c’est simple avec un jeune enfant. Ensuite, parce que la région regorge de beautés naturelles et que c’est notre sujet préféré. Enfin, parce que ce n’est pas cher…

Voyager est devenu notre métier à plein temps depuis début 2017, nous avons fait ce choix pour pouvoir explorer toujours plus et aussi passer plus de temps ensemble. Cela implique de trouver un équilibre entre les temps de visite et les temps de travail pour notre blog : rédaction, traitement des photos, montage vidéo, recherche de partenariats etc.

Ce n’est pas le plus facile pour être honnête, et nous cherchons toujours le bon ratio. Mais nous avons encore du temps pour y parvenir ! Par exemple, j’écris ces quelques lignes dans un bus à Taiwan en jetant des coups d’œil émerveillés par la fenêtre.

Comment avez-vous défini votre itinéraire ?

Quand nous parlons à nos proches ou à nos lecteurs de notre façon de (ne pas) planifier notre itinéraire, souvent ils sont surpris, parfois même inquiets. Mais nous avons toujours procédé ainsi : quasiment au jour le jour.

Notre itinéraire se construit au fur et à mesure, même si nous dessinons les grandes lignes. Cela nous permet de pouvoir adapter notre chemin à nos envies, laissant de la place à la spontanéité, aux opportunités, aux rencontres improbables. Quand nous voyagions à deux, nous allions jusqu’à ne jamais réserver d’hébergement à l’avance. Nous voyions cela sur place, en direct. Une très belle manière de ne pas avoir de mauvaises surprises et d’obtenir de belles ristournes au passage.

Maintenant que nous sommes avec Hélio, nous sommes un peu plus sages et réservons deux trois jours à l’avance, car faire la tournée des guest-house avec nos bagages et un bambin n’est pas de tout repos…

Parfois, nous sommes tout de mêmes obligés de planifier plus à l’avance, quand nous avons des partenariats avec des offices du tourisme par exemple. C’est un des changements qu’a apporté la professionnalisation de notre activité de blogueur voyage. Pour des périodes plus courtes, cela a l’avantage de se délester d’une bonne partie de la logistique pendant le voyage.

Vous partez avec votre fils de trois ans. Est-ce facile de voyager avec un enfant ?

Oui, c’est facile à condition de faire certaines concessions sur la manière de voyager. Il est évident que nous ne voyageons plus de la même façon. Si nous avons a peu près les mêmes activités, le rythme est différent. Pour les activités un peu plus sportives, nous pouvons toujours en faire de temps en temps, mais seuls quand ce n’est pas adapté à un jeune enfant.

De manière générale, nous prenons plus le temps et ce n’est pas plus mal. Voyager avec Hélio nous permet de nous poser un peu plus. De toute façon si nous tirons trop sur la corde, il nous le fait payer direct !

Sur les aspects sanitaires, alimentation et sécurité, nous ne voyons pas spécialement de difficulté. Nous avons juste pris soin de le vacciner et acheté un siège auto-pliable de voyage. C’est vraiment le respect de son rythme qui nécessite une grande attention.

Pour nous, la difficulté se situe plus au niveau de la partie travail dans nos voyages. Notre lémurien étant surexcité en voyage, il dort peu et nous laisse peu de temps pour travailler.

Voyager en famille en tour du monde

Comment faites-vous pour voyager de manière responsable ?

C’est un aspect du voyage qui nous tient à cœur. Notre sujet de prédilection étant la nature, il serait aberrant d’avoir un mode de voyage contribuant à détruire ce que nous aimons. Cela va bien au-delà de la question écologique. Nous souhaitons prendre en compte les aspects économiques et sociaux. Voyager, comme toute activité, provoque un impact. A nous de faire en sorte qu’il soit positif. Quelques principes simples permettent d’aller dans le sens d’une démarche responsable.

C’est avant tout une question de logique, nous pensons que chacun de nous sait déjà l’impact qu’il provoque quand il va produire des déchets ou aller dans une grande chaîne de fast food plutôt que dans un restaurant de quartier. On sait très bien que sortir d’un sentier alors qu’il y a des barrières ou donner à manger à des animaux sauvages juste en face d’un panneau d’interdiction va avoir un impact négatif…

Si on a la volonté de voyager responsable, alors dans la plupart des cas, il suffira de se poser la question : est-ce que mon action va avoir un impact positif ou négatif ? On peut se demander si c’est une action dont les retombées économiques seront locales, si socialement c’est quelque chose de bien accepté, si cela va dégrader ou non l’environnement, etc.

Bien sûr, nous ne sommes pas pour autant à l’abri de faire de mauvais choix. Parfois les choses sont plus complexes qu’ils n’y paraissent. Mais selon nous, c’est la démarche qui compte : se poser les bonnes questions et ne pas fermer les yeux.

Au delà de cette vision qui peut paraître un peu moraliste, nous voyons surtout dans le voyage responsable une formidable opportunité de faire de belles rencontres, sincères et désintéressées. Car souvent, cela amène à voyager au plus près de la population, en allant dans de petits hôtels familiaux, en prenant les transports en commun et non des shuttles privés, en allant manger dans de petites gargotes, etc. C’est là qu’on peut créer les conditions favorables pour rencontrer les habitants. En tout cas, plus facilement que dans un club par exemple, qui souvent forme une barrière avec le monde extérieur.

comment voyager avec un enfant en bas age ?

Vous avez pas mal baroudé en Amérique latine. Quels sont les pays que vous recommandez pour un voyage en famille ?

Que ce soit en famille ou non, nous avons eu un véritable coup de cœur pour la Colombie. C’est un pays incroyable pour les amateurs de nature. Il y a tout ! Des montagnes enneigées aux plages tropicales. Du désert le plus aride à la forêt amazonienne. L’Atlantique et les Caraïbes…mais c’est aussi la chaleur des habitants qui nous a séduit. Les Colombiens sont incroyablement joviaux et conviviaux. De plus, le pays est sûr, pratique au niveau des transports en commun et abordable financièrement.

En Amérique centrale, c’est le Nicaragua qui nous a subjugué. Sa nature est tout aussi impressionnante que son voisin le Costa Rica, mais avec une histoire très forte et une manière de voir le tourisme assez différente, d’avantage axée sur les séjours communautaires. Un régal pour un voyageur indépendant !

En Europe, quelles sont les deux villes les plus chouettes et les moins fatiguantes pour un séjour en famille ?

Ce n’est certainement pas la moins fatigante, mais nous avons adoré Porto. C’était notre premier voyage avec Hélio, qui était âgé de quelques mois. La poussette avait quelques difficultés dans les pavés et escaliers sans fin de la ville, mais à part ça, c’était parfait. Les Portugais deviennent absolument dingues quand ils voient un bébé, nous avions l’espace d’un instant eu l’impression d’avoir mis au monde le messie. La ville est à taille humaine, tout peut se faire facilement à pied ou en tram, c’est ce qu’il nous fallait.

Ensuite, Nantes, parce qu’on y habite et qu’on adore cette ville. Il y a une multitude de magnifiques parcs à explorer en famille, c’est débordant d’énergie et facile niveau transports en commun.

Le tour d'Asie en famille, un voyage avec enfant en bas ege

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui n’osent pas partir avec un enfant en bas âge ?

Partez avant que votre enfant ait deux ans. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas à payer le billet d’avion et le train ! Plus sérieusement, voyager avec un enfant en bas âge est sûrement plus simple qu’avec des enfants plus âgés et scolarisés. Quand ils sont tout petits, c’est très simple. On peut les porter facilement, les balades en poussette ou en porte-bébé sont un régal pour eux. Il suffit de prendre des provisions, un change…et c’est parti. Ils ne posent pas trop de questions et s’adaptent instantanément, parfois plus vite que vous. Du moment qu’ils sont avec leurs parents, ils sont heureux.

A partir du moment où ils marchent, il faut être plus vigilent. Si on respecte leur rythme (sieste et horaire fixe de repas), tout se passe bien. Les randonnées nécessitent plus d’efforts ou de temps en fonction de leur rythme, mais partager ces moments avec eux décuple le plaisir.

On en fait sûrement moins quand on voyage avec un enfant en bas âge, mais vivre ces expériences avec lui, le voir évoluer, grandir dans ces moments si particuliers compense toutes les frustrations.

Quant aux questions relatives à la santé, qui inquiètent souvent les parents, je dis qu’il y a des médecins partout dans le monde !

Retrouvez les aventures de Laura, Seb et Hélio sur le blog Les Globe Blogueurs.

Le tour d’Asie en famille de Laura, Seb et Hélio, 3 ans
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