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Le blog voyage by Chapka

Une virée en Flandre : Bruges, Ostende, Gand et Anvers

Une histoire estivale racontée par Romain Hamon

Tandis que les caravanes de touristes affluent chaque été vers le sud de la France depuis la Belgique, j’ai décidé de faire le chemin inverse afin de découvrir la région de la Flandre, principalement les grandes villes pour être précis. Alors, pendant que vous preniez gentiment le soleil en Espagne, en Italie ou au Portugal, j’ai enfilé mon plus beau k-way et sacrifié une semaine de « capital soleil » afin de découvrir Bruges, Ostende, Gand et Anvers. Suivez le guide !

Bons Baisers de Bruges

On l’appelle la Venise du nord pour son aménagement en canaux, son architecture résolument gothique, ses jolies petites places, ses places plus grandes aussi -celle du Markt faisant office de Piazza San Marco, les glaces en moins, les gaufres en plus. Mais soyons honnête, Bruges a davantage des allures d’Amsterdam que de Venise.

Quoiqu’il en soit, j’ai été agréablement surpris par Bruges. Je m’attendais à une ville étouffée par le tourisme de masse, à la manière d’une Venise. Or, il n’y avait pas foule dans la capitale de la Flandre-Occidentale, et pourtant nous étions en période de triennale artistique. L’effet Covid ? Peut-être.

Finalement, faute de surpopulation touristique, on prend davantage de plaisir à monter à bord des embarcations pour un rapide tour des canaux. Une demi-heure de balade sur l’eau autour des cygnes pour comprendre l’essence -et surtout l’essentiel- de Bruges. On découvre notamment le Béguinage, ces jolies résidences qui furent occupées uniquement par des femmes au Moyen-Âge pendant que leurs hommes se battaient pour conquérir Jérusalem. On passe aussi devant les maisons-dieux, ces habitations basses qui étaient destinées aux classes les moins aisées de l’opulente Bruges au XVIIème siècle.

Les quartiers que j’ai préférés à Bruges sont situés en retrait des deux grandes places que sont le Markt (là où il y a l’imposant beffroi) et la place du Bourg. J’ai aimé le coin de Sint-Anna, notamment la balade entre les deux moulins à vent. J’ai apprécié aussi l’atmosphère autour du marché aux poissons et chaque balade au bord de l’eau. Bien évidemment, il existe une multitude d’églises et de musées d’arts flamands à visiter à Bruges.

Vous l’aurez compris, moi j’ai préféré y flâner !

Un arrêt Ostende

Que serait des vacances d’été sans un petit tour à la mer ? Bon, la mer du Nord, ce n’est clairement pas la Méditerranée et il faut être bien motivé pour mettre la tête sous l’eau. Je rappelle à quiconque mettant en doute mon courage que l’été 2021 n’était pas particulièrement chaud et que je me baigne chaque année dans la Manche !

Ostende, je l’avais visité il y a sept ans, à l’époque où je pigeais pour le Guide Evasion (Hachette). J’étais parti suivre les traces de Marvin Gaye, qui s’était réfugié dans cette station balnéaire en 1981 pour digérer l’échec commercial de son album In our lifetime et préparer son futur album Midnight Love avec l’incroyable Sexual Healing. L’air de la mer a parfois du bon.

Que dire d’Ostende ? C’est une ville balnéaire qui plairait à coup sûr au photographe britannique Martin Parr, lui qui adore étudier ce curieux phénomène qu’est le tourisme de bord de plage, un contraste entre l’attente (se ressourcer, profiter de la nature) et la réalité (gueuler sur les enfants, louer une voiture à pédales et commander des chichis). Des tours résidentielles, des « paillotes » à même le sable, un casino, des restaurants en front de mer, des bars aux noms toujours très surprenants (Café de Madrid, Chamonix, Le Touquet…), voilà de quoi est composé l’estacade ostendaise.

Le gros avantage d’Ostende, c’est que le sable est fin. Il suffit de se diriger vers les Galeries Royales pour échapper à la foule de touristes et se trouver un espace au calme pour poser la serviette de plage.

Ces Galeries Royales, construites au tout début du XXème siècle sur ordre du roi Léopold II, devaient être la pierre angulaire d’un tourisme haut de gamme, à la manière d’un Deauville ou d’un Biarritz. L’avènement des congés payés durant les années 50 mis en péril ce projet et les promoteurs immobiliers transformèrent Ostende en une station balnéaire facile d’accès et bon marché.

A proximité de la plage et des Galeries, le jardin japonais offre un aperçu différent de la ville, plus apaisant.

Oh my Gand !

Sur le papier, Gand est peut-être la ville la moins attrayante de la liste. Et pourtant le centre historique vaut le détour pour une journée de balade. Ce qui est fascinant à Gand, ce sont les quais aux Grains et les quais aux Herbes qui se font face au bord de la Lys. Il faut savoir qu’à l’époque, Gand détenait le droit exclusif d’entreposer le blé. Les navires déchargeaient donc leurs cargaisons sur les quais. Ne manquez pas d’observer les maisons pittoresques du quais aux Herbes, parfaitement bien conservées.

Bien évidemment, les amateurs de cathédrale, de beffroi et de château fort auront de quoi visiter à Gand : cathédrale Saint-Bavon (achevée en 1561), château des comtes (1180), château de Gérard le Diable et église Saint-Nicolas (XIIIème siècle)

Un bon plan original pour dormir à Gand : les caravanes du Treck Hostel, pour une nuit en mode #vanlife. Il y a même un bar, une table de ping-pong, un cinéma-caravane et des jeux de société !

Un restaurant à essayer : le Pakhuis, créé dans un ancien entrepôt. L’intérieur est magnifique. Et ne vous inquiétez pas pour la cuisson des plats !

En flamand, Gand est Gent, à ne pas confondre avec Genk, cent cinquante bornes plus à l’est.

Anvers et contre tous

Anvers…ou plutôt Averses. Je ne saurais rien dire d’intéressant sur la ville d’Anvers tant la journée et demie que je lui ai consacrée cet été fut pluvieuse. Frustrant ! Pourtant, « Antwerpen », deuxième plus grande ville belge derrière l’indétrônable Bruxelles semble avoir de beaux atouts : un quartier des musées et de la mode (celui des Beaux-Arts étant fermé, je me suis rabattu sur le musée de la photographie, sympa mais pas extraordinaire), le quartier portuaire d’Eilandje et un centre historique très animé autour de la Grand Place.

La bonne nouvelle quand il pleut, c’est qu’il faut s’abriter. Si certains optent pour les églises et les salons de thé, je suis de ceux qui préfèrent se réfugier dans les bars et les tavernes. L’occasion de déguster quelques bières belges telles que la Duvel, la De Koninck et la Westmalle, les boissons locales.

Une bonne adresse pour boire de la bière : Paters Vaetje. Une bonne adresse pour manger sur le pouce : Wijnbistro Patine dans le quartier des musées.

Anvers, sache que je retenterai ma chance. Avec du soleil si possible !

Photo qui n’a pas été prise par moi, sachant que j’ai pris la flotte !!!
L’assurance d’un voyage réussi !
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