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Le blog voyage by Chapka

Sail Eat – le tour du monde à la voile éco-gastronomique

Ce n’est pas parce qu’on est sur un voilier qu’on doit manger des boîtes de conserves et des aliments lyophilisés !

Pierre, Alexis et Raphaël tiennent le blog Sail Eat. Ils y racontent leur tour du monde à la voile, qui se veut écologique et surtout gastronomique. Parce que quitte à se faire plaisir, autant le faire à 100%.

A terre, Pierre est ingénieur aéronautique et diplômé d’un monitorat fédéral de voile. Il a notamment donné des cours de catamaran et de 420 sur l’île d’Oléron. C’est lui le capitaine du bateau, Sedna. Alexis, quant à lui, était responsable de séminaires dans un hôtel parisien avant de prendre le large. Il a participé à de nombreuses régates, notamment sur Dragon pendant les 18h d’Arcachon. Enfin, Raphaël est chef de projet digital.

Le trio nous raconte cette belle aventure.

Est-ce facile de bien cuisiner sur un voilier ?

La cuisine prend du temps. Comme nous en avons beaucoup durant les grandes traversées, nous pouvons élaborer de bons petits plats. Ce qui peut être plus compliqué, c’est les conditions dans lesquelles nous cuisinons. En effet quand nous naviguons par vent fort, le bateau gite (penche) beaucoup ce qui peut rendre la préparation des plats plus périlleuse. Plus d’une casserole fut renversée depuis le début de l’aventure. Il n’y a pas un chef qui est assigné en cuisine. Nous tournons selon les envies des uns et des autres, il en est de même pour les taches ménagères. La ronde se fait naturellement.

Le début de l’aventure a été marqué par la découverte des Canaries. Que mange-t-on de bon sur place ?

Aux Canaries c’est une sauce que nous avons découvert.

Le mojo incarne à lui seul l’âme et la culture. Il est vraiment devenu pour nous le symbole gastronomique de l’archipel. Les recettes sont variées. Tout dépend de l’île oà on se trouve, mais les deux recettes que l’on trouve le plus souvent sont le mojo rojo et le mojo verde. Les éléments de base qui entrent dans la composition du mojo sont l’huile, le vinaigre et l’ail. Ensuite, selon le type de Mojo que l’on veut obtenir on y ajoute d’autres produits: paprika, coriandre, poivrons, piments, etc.

Le mojo forme avec les pommes de terre un couple très populaire : las papas arrugadas, que l’on retrouve comme plats ou accompagnement.

Le mojo.

Vous avez ensuite fait une halte au Sahara occidental. Quels ont été vos impressions sur place ?

Dakhla. Ville du Maroc? Du Sahara occidental? Chacun sa vision du monde. Elle est surtout convoitée par les kitesurfeurs.

Néanmoins nous avons pu nous rendre compte que la cuisine marocaine reflète l’histoire complexe du pays et les différentes populations qui y sont installées. Berbères (tajines), Bédouins (dattes), Maures (huile d’olive), Arabes (épices).

Nous avons plusieurs fois était invité à partager un thé à la menthe et des pâtisseries chez les locaux. Nous avons découvert un peuple super accueillant et généreux. L’hospitalité marocaine n’est donc pas une légende.

Combien de temps a pris la transatlantique entre le Cap Vert et le Brésil ?

Nous avons mis 15 jours pour traverser l’Atlantique du Cap Vert au Brésil. Dans l’ensemble, la transat s’est très bien passée. Nous avons beaucoup pêché des thons et des dorades coryphène. Les dauphins sont venus nous rendre visite plusieurs fois. Nous avons préparé pleins de bon petit plats. Tout comme la cuisine, la lecture deviens une activité journalière.

Seule petite frayeur, nous nous sommes fais surprendre en pleine nuit par un grain quand nous étions dans le pot au noir. Le vent est monté de 15 à 54 noeuds en l’espace de cinq minutes. Nous avons donc affalé les voile et attendu que ça passe.

transatlantique

Où avez-vous posé pied au Brésil ?

Après une magnifique Transat, les portes du Rio Paraiba s’ouvrent. On respire, on écoute ce mélange eau et terre, on regarde cet horizon luxuriant fait de palmiers et d’arbres exotiques. Peu à peu, la civilisation se découvre.

Nous arrivons au mouillage de la Marina Jacaré Village, pas loin de la grande ville de Joao Pessoa. La marina est un véritable lieu de partage, de vie. Les rencontres sont riches et inspirantes. Ici les aventures se vivent et se racontent. Nous fêtons notre arrivée avec une traditionnel caïpirinha.

Quels sont les petits plats que vous avez découvert au Brésil ?

Grace à Nicolas, qui à repris le restaurant de la marina, nous allons nous attaquer à un monument de la cuisine Brésilienne : la Feijoada.

La Feijoada est un joli petit résumé comestible des influences culturelles du Brésil. Cette marmite de haricots rouge, de viandes, agrémentée de chou, d’orange, d’ananas, augmenté de farofa (semoule de manioc sauté dans du beurre) et accompagné de riz est excellente. Parfaitement cuite, les goûts se mélangent tout en restant identifiables. C’est aussi, selon le chef Nicolas, un plat convivial à manger toujours avec au moins 6 invités. Nous serons donc quinze car nous organisons un grand buffet avec les gens de la marina. Tout le monde est convié moyennant une participation de 25 reals, nous permettant de rentrer dans nos frais et d’amortir un tant soit peu les frais de réparation de notre grand voile déchirée durant la transat.

Feijoada traditionnelle.

En remontant l’Amazone jusqu’à la ville de Belem, nous découvrons que la base de la cuisine amazonienne est le manioc. Il est utilisé dans la grande majorité des plats de la région comme la maniçoba, un ragoût de feuilles moulues et bouillies, accompagné de viande de porc ou de bœuf.

On extrait des feuilles de manioc le fameux tucupi, un condiment juteux jaune présent dans une bonne moitié des plats de la région.

Le Jambu est l’autre ingrédient incontournable. Cette plante, à situer entre l’épinard et la roquette, surprend au premier abord. En quelques secondes, elle picote puis anesthésie légèrement la langue et les lèvres.

Autre symbole de l’identité du Para, le tacaca : soupe de crevette à consistance gluante que l’on retrouve à chaque coin de rue du centre de Belem.

On imagine pas la diversité d’aliments que l’on peut découvrir. l’Amazonie est immense et la forêt recèle tant de secrets!

Où êtes-vous actuellement ?

Nous sommes quasiment à la moitié de notre voyage. Après avoir traversée le Pacifique, du Panama aux Marquises en 33 jours, nous avons passé un mois et demi en Polynésie entre les Marquises, les Toamotu et les îles de la société. Nous avons rencontré des gens incroyables qui ont partagé un peu de leur vies avec nous. Des paysages somptueux, une nature luxuriante et des mouillages magiques. Nous allons partir dans les jours qui viennent vers les Tonga avec à peu près 10 jours de navigation. Vous pouvez nous souhaiter bon vent et plein de belles découvertes culinaires.

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