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Le blog du voyage by Chapka

Interview d’une expatriée française à Santiago du Chili

Le Chili reste encore un pays assez mystérieux pour les Français. Avec la possibilité de partir en PVT au Chili, nous sommes impatients d’en savoir plus sur ce lointain pays. Nous avons interviewé Jennifer, une expat française qui vit à Santiago, et qui a bien voulu répondre à nos questions sur la vie au Chili : travail, vie sociale, coût de la vie, voyage … Elle nous raconte ses coups de cœur et nous parle de sa vie quotidienne au Chili (une belle aventure vous verrez) !

Bonjour Jennifer, peux-tu nous parler de ton parcours et te présenter ?

Jennifer, 29 ans, je suis chef de projets web au Chili, je coordonne la mise en place d’une plateforme web commune à toutes nos filiales d’Amérique Latine, et fais un peu de freelance en créant des sites web par-ci par-là. Je suis aussi responsable communication d’une association pour français, francophones et francophiles : Santiago Accueil.

Lagunas Altiplanicas dans le désert de Atacama au Chili

Pourquoi as-tu décidé de t’installer au Chili ?

L’amour ! Oui c’est un peu cliché … et pas entièrement vrai ! Mais alors que je vivais au Panama, j’ai rencontré un américain pour qui j’ai eu le coup de foudre et lorsqu’il est parti au Chili pour des raisons professionnelles, mon contrat se terminait. Pourquoi ne pas tenter ma chance à Santiago… J’ai trouvé un emploi, donc je suis restée !

Quel est ton travail au Chili ?

Je travaille pour une entreprise belge spécialisée en matériaux de construction, implantée en Argentine, Pérou, Colombie, Brésil et Chili. Mon travail est d’accompagner tout ce petit monde vers une nouvelle stratégie digitale plus globale. Je suis pour cela la passerelle entre nos techniciens en Belgique (qui sont flamands et ne parlent pas un mot de français et encore moins espagnol) et les responsables marketing de chaque filiale ici.

Est-il facile de trouver un travail au Chili ?

Non il n’est pas facile de trouver du travail au Chili. Cela se fait beaucoup grâce aux relations. Trouver un emploi peut prendre du temps. Tout le monde peut trouver un emploi dans un bar ou un resto, mais il faut savoir que les salaires ici sont très bas. Même en travaillant à temps plein, il faudra vous serrer la ceinture pour payer vos factures chaque mois. Il est aussi impératif de parler espagnol, car les Chiliens parlent très peu – voire pas du tout – anglais.

Le coût de la vie est-il élevé au Chili ?

Plus ou moins : on dit souvent que le coût de la vie ici équivaut aux prix français en province. C’est donc beaucoup moins cher qu’à Paris, c’est sûr, mais pas donné quand même !

Quelles sont les différences entre vivre au Chili et en France ?

Je pense avoir la même vie qu’en France : Je me lève, prends les transports (ou mon vélo) pour aller au travail, les soirs c’est tranquille à la maison ou apéro entre amis…

La différence, c’est que lorsque l’on est dans un pays qui n’est pas le sien, chaque journée est une surprise, un renouveau… On rencontre des personnes d’un univers différent, avec une culture et histoire différente de la sienne, et pour moi ça n’a pas de prix !

En mieux : je dirais donc que c’est plus « cool ».  Les gens sont moins froids qu’en France, les relations professionnelles plus détendues. Mais aussi les paysages à couper le souffle dans tout le pays, et les randos à faire autours de Santiago.

En moins bien : je dirais que tout est de la débrouillardise ici. Il faut rester calme, ne pas avoir peur des imprévus, prendre la vie comme elle vient en restant souple et lâcher l’organisation carrée que nous avons en Europe. Il y a aussi les tremblements de terre qu’on sent pas mal en ce moment et la pollution stagnante de Santiago (pire qu’à Paris) !

Dans la rue les rues de Valparaiso la seconde ville du Chili

Dans la rue les rues de la mythique ville de Valparaiso.

Est-il facile de s’adapter à la culture Chilienne ?

Vie professionnelle : pour bosser dans une entreprise à Santiago ou Valparaiso ce n’est pas compliqué. Il faut juste prendre en compte que les latinos ne travaillent pas comme nous. Les relations de travail sont beaucoup plus chaleureuses et les possibilités de développement professionnel beaucoup plus important pour les jeunes.

Ici ce n’est ni le diplôme ni l’expérience qui prévaut, mais les compétences !

Vie privée : pour s’intégrer socialement avec les chiliens c’est un peu plus compliqué je dirais, parce qu’ils n’ont pas la même notion d’amitié que nous. La culture et l’histoire du pays sont très différentes des nôtres. Les chiliens vivent chez leurs parents très longtemps, ont des enfants et se marient très tôt… Bref c’est différent, mais toujours très intéressant !

Qu’est-ce qu’il te manque le plus de la France ?

Ma famille et mes amis bien sûr. Mais aussi le fait de ne pas pouvoir rentrer pour passer un weekend parce que c’est loin et cher… et les spécialités culinaires !! Trouver du bon fromage ou de la bonne charcuterie n’est pas facile et surtout pas donné !

Quelle a été ta plus grosse galère au Chili ?

Je pourrais vous parler de la recherche d’appartement lorsque les agences demandent des tas de documents que nous n’avons pas… Du coup je vis au black dans une coloc.  Ou des galères administratives pour décrocher un visa temporaire d’un an avec une offre d’emploi bidon – ce que font de nombreux Français ici – mais je vais plutôt vous raconter une galère de vacances 🙂 .

Nous étions deux couples dans le désert d’Atacama, en vadrouille avec un 4×4 énorme qui consommait énormément. Nous nous sommes retrouvés sur la réserve au fin fond du désert. Pas de station essence à moins de 150km… A la tombée de la nuit, nous avons fait le tour d’un village pour demander si quelqu’un pouvait nous vendre de l’essence mais personne n’en avait… On nous a dit de descendre jusqu’au prochain village (à 50km de là où nous étions), au point mort pour ne pas trop consommer. Nous sommes arrivés dans cette petite ville où tout était fermé. Nous avons demandé de l’aide à la police qui nous a finalement dit d’aller voir un épicier qui vendait des bidons d’essence, tout en nous précisant de ne pas divulguer que nous venions de leur part – vu que c’est purement interdit ! C’est ça aussi l’Amérique Latine !

As-tu des conseils pour ceux qui aimeraient s’expatrier au Chili ?

Apprenez l’espagnol, mélangez-vous aux Chiliens en arrivant pour vous habituer à leur accent très différent de celui que nous connaissons !  Contactez les associations locales pour avoir des conseils et vous faire connaître, sortez le plus possible, et restez « zen » !

Merci beaucoup à Jennifer d’avoir partagé avec nous sa vison du Chili et ses belles photos (ça donne vraiment envie) ! Et vous l’avez compris, vivre au Chili est une expérience qui vaut de l’or 🙂 !

En bonus, voici une vidéo de son road trip dans le désert d’Atacama ! Wow c’est super beau !

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Interview d’une expatriée française à Santiago du Chili
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