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Le blog voyage by Chapka

A la découverte du lac Titicaca au Pérou

Une histoire racontée par Romain Hamon, le type à gauche.

Le Pérou et la Bolivie se partagent le plus haut lac navigable du monde, à 3 800 mètres d’altitude, et l’un des plus vastes d’Amérique du Sud*. Il s’agit bien évidemment du Titicaca. J’ai eu l’occasion de m’y rendre en octobre dernier dans le cadre d’un voyage au Pérou. Je n’ai par contre pas pu y tremper les doigts de pieds. En cette saison, la température de l’eau n’excède pas les dix degrés !

*Le Lac Titicaca (8 135 km²) est le premier lac sud-américain en terme de volume d’eau avec 893 milliards de mètres cube (ça en fait de la flotte !). Par contre, il se classe en troisième position en terme de superficie derrière un lac vénézuélien, le Maracaibo (13 210 km²), et le Lagoa dos Patos (10 140 km²) aux abords de Porto Alegre (Brésil).

Faire une croix sur Puno pour visiter le lac Titicaca

Puno, c’est la grande ville péruvienne située sur les rives du lac Titicaca. Accessible en six-sept heures de bus depuis Arequipa et Cusco, elle ne présente pas un grand intérêt touristique. Il y a quelques boutiques souvenirs et des restaurants dans l’hypercentre, mais rien de très original.

C’est depuis Puno que partent les navettes pour la visite du lac Titicaca. Les agences touristiques qui pullulent à Puno proposent notamment des virées sur les îles flottantes Uros. Le peuple Uros, qui vivait autrefois sur le lac Titicaca (sur des îlots créés à base de roseaux), s’est éteint dans les années cinquante. Les habitants de Puno se sont réappropriés ces îles afin de faire revivre les traditions ancestrales.

Certaines familles vivraient toute l’année sur ces îles artificielles. Vrai ou faux ? Je ne suis pas en mesure de le dire car nous avons fait l’impasse sur cette balade, pourtant considérée comme incontournable par de nombreux guides de voyage. Mais en discutant avec quelques voyageurs, il semblerait que l’activité soit « folklorique » et quelque peu « intrusive ».

La péninsule de Capachica comme camp de base

Parce qu’on ne veut pas s’établir à Puno, nous décidons de nous installer sur la péninsule de Capachica, plus sauvage et préservée. Quelques charmantes maisons d’hôtes sont éparpillées autour des villages de Capachica, de Ccotos et de Llachon.

Pour se rendre sur la péninsule de Capachica, il suffit de se rendre dans la grande ville de Juliaca, accessible en avion depuis Lima (4 heures de vol en direct) ou en bus depuis Cusco (env. 6 heures de route). De la gare routière, des colectivos vous emmènent en moins d’une heure jusqu’à Capachica pour quelques soles.

Nous choisissons l’établissement Inti Wasi, idéalement situé au bord des falaises, et à une centaine de mètres de la plage d’où partent les bacs vers les îles d’Amantani et de Taquile. Depuis la chambre, la vue sur le lac Titicaca est tout simplement splendide. L’accueil est chaleureux et il est possible de réserver le dîner et un guide privé pour des balades hors des sentiers battus. Attention, il n’est pas possible de payer en carte bancaire à l’Inti Wasi.

des vaches sur une plage de Capachica

Des vaches dans le lac, sur une petite plage de Capachica.

Une journée à Amantani

En règle générale, nous n’aimons pas tellement faire appel à un guide touristique. Or, nous optons pour cette formule afin de visiter l’île d’Amantani sur le lac Titicaca. Henry, un ami de nos hôtes, nous attendra le lendemain au débarcadère. 8 heures du matin, nous embarquons donc sur un bateau à moteur à Capachica. En une heure de traversée, nous rejoignons la paisible île d’Amantani. Il n’y a pas un chat !

Henry, tout sourire, nous accueille avec bienveillance. Il a la particularité d’être guide touristique et cultivateur de pommes de terre (ce qui n’est pas banal). Il a prévu de nous accompagner pendant une petite heure, puis de nous laisser du temps libre afin qu’il puisse aider ses potes à la récolte des tubercules. Ensuite, nous irons tous déjeuner chez lui. La formule nous sied parfaitement !

decouvrir Amantani sur le lac Titicaca

Le village d’Amantani en contrebas.

Sur Amantani, tout le monde parle quechua. Henry cause castillan, ce qui lui  confère un certain statut. Il nous détaille des chiffres clés. La superficie de l’île : 10 km². Le nombre d’habitants : quatre-mille, sans compter les moutons. Puis, il nous fait monter vers les hauteurs de l’île, à 4 100m d’altitude et nous abandonne à notre joli sort. Nous nous rendons auprès des deux pics de l’île : celui de la Pachatata (la terre du père) et celui la Pachamama (la terre mère). Au sommet, on y trouve des ruines Inca et Tiwanaku.

la pachamama sur le lac titicaca

Sur les hauteurs de la Pachamama.

Vers midi, nous retrouvons Henry, le cultivateur de patate. Il nous montre les cultures en terrasse et nous apprend que 150 variétés différentes de pommes de terres poussent dans l’Altiplano (et environ mille sur tout le territoire péruvien). Côté plante, la plus populaire est de loin la muña. C’est elle qu’on utilise pour faire le maté. Quant aux géants eucalyptus que l’on retrouve partout sur l’île, ils sont une plaie pour développer l’agriculture…à cause de leurs immenses racines qui occupent largement le terrain.

vus sur le lac Titicaca depuis Amantani

En premier plan, ce ne sont pas des baudets du Poitou ! En second plan, les terrasses.

Finalement, nous atterrissons sous les coups de treize heures chez Henry. Sa femme Mariluz nous a préparé la tambouille. Au menu : de la truite grillé et des patates ! L’occasion de déguster différentes sortes (ex : patate douce, patate sucrée…). A la fin du déjeuner, nous partageons le maté et rentrons sous les coups de quatorze heures vers Capachica en bateau-taxi.

Vraiment une belle découverte, cette île d’Amantani !

A la découverte du lac Titicaca au Pérou
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