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Le blog voyage by Chapka

Sur les routes d’Asie et d’Océanie avec Bojana et Michael

Bojana la Néerlandaise et Michael le Français ont décidé de s’offrir une parenthèse de six mois sur les routes de Nouvelle-Zélande et d’Asie du Sud-Est. Leur but ? S’adapter aux autres, partager des expériences, apprendre de nouvelles compétences comme l’écriture, la photographie et se former à de nouvelles activités sportives. Ils racontent leur voyage sur leur page Youtube Foxie Frenchie. Ils sortiront prochainement leur film, intitulé « Take your time »

Pourquoi avez-vous décidé de partir en road-trip en Asie et en Océanie ?

Etant donné que nous avions le temps, nous souhaitions partir le plus loin possible. Nous sommes plus attirés par les grands paysages sauvages que par les sites touristiques ou les capitales. Le choix de commencer par la Nouvelle-Zélande était donc évident. Nous souhaitions également alterner les destinations chères et les destinations plus abordables. Le soleil, la mer et les températures chaudes étaient aussi un critère important pour nous, étant passionnés de kitesurf. Sachant que nous avions déjà voyagé en Amérique du nord et du sud et en Europe, notre curiosité s’est plutôt tournée vers l’est. Bien que nous connaissions déjà certains pays, l’Asie recèle de tellement de cultures différentes et nous avons décidé d’aller les explorer après la Nouvelle-Zélande. Enfin, nous avons écarté l’Afrique pour cette fois, car nous pensons y dédier un autre voyage dans le futur.

Comment avez-vous défini votre itinéraire ?

Avant le départ, nous n’étions certains que de trois choses. 6 mois de voyage et l’envie de découvrir la Nouvelle-Zélande et la Mongolie. Pour le reste, nous souhaitions nous laisser surprendre. Une condition importante pour nous était de voyager hors des sentiers battus. Nous étions intéressés par la Sibérie, mais cela s’est avéré compliqué à cause des démarches de visa. Comme nous n’avons pas prévu notre itinéraire à l’avance, nous n’étions jamais sûrs de rester assez longtemps au même endroit pour compléter les tâches administratives.

Ne décidant de notre destination suivante qu’une semaine à l’avance au maximum, nous devions nous contenter de pays ne nécessitant pas de visa, ou bien de visas pouvant être poursuivis en ligne très rapidement, comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple. Pour la Mongolie, nous nous sommes retrouvés bloqués quatre heures au service immigration de l’aéroport d’Ulaan Bataar. Par chance, nos visas nous ont pu être délivrés sur place, car nous pouvions justifier d’une activité de volontariat dans le parc national de Hustai.

La vie nomade en Mongolie.

Parmi les destinations originales que vous avez faites, il y a le Kirghizistan.

Le Kirghizistan s’est révélé être une surprise totale. Nous avons décidé de nous y rendre seulement quatre jours avant de prendre l’avion, sans rien planifier. Nous désirions visiter un pays en « stan » et le Kirghizistan était le seul ne nécessitant pas de visa. Nous avions 12 jours avant de devoir nous rendre en Mongolie.

Après la visite des incontournables, nous nous sommes rendus à Bishkek, la capitale, avec la conviction que nous pourrions y trouver une voiture de location et que nous pourrions nous lancer à l’aventure sur les routes kirghiz. Nous avons vite déchanté : le (très) peu de voitures de location disponibles étaient hors de prix. Nous avons tourné en rond 2 jours durant, sans succès, jusqu’à ce que nous fassions la rencontre d’Asel, une guide locale parlant le Kirghiz, le Russe et l’Allemand. Bojana a donc du se rappeler de ses bases lointaines d’Allemand, et nous voilà partis dans la foulée pour 12 jours avec Asel et Ruslan, notre chauffeur tchétchène tout juste revenu de 15 ans au Royaume-Uni, parlant donc anglais. Soulagés, nous nous sommes laissés porter a travers des paysages époustouflants et une culture extrêmement riche de nomade. L’arrivée au lac de Son-Kul, merveille culminant a plus de 3000 mètres d’altitude et uniquement peuplé de nomades, de chevaux, de chèvres et de yaks est sans doute notre plus beau souvenir.

Les alentours du lac Son Kul.

Un autre souvenir inoubliable a été de dormir au milieu d’une vallée quasiment non peuplée, au sein d’une famille de chasseurs d’aigle. Il y avait dans le jardin deux chiens, des chevaux, des dindons, des chèvres, des chats, des vaches, et deux aigles de 80cm. Nous avons goûté le lait de jument, dormi dans de nombreuses yourtes, bref, nous avons découvert un lieu, une hospitalité unique, des personnes et une culture totalement inédits pour nous. Ce pays vit maintenant dans l’ombre de la Russie et de la Mongolie, oublié des touristes occidentaux, mais il suffit de s’y rendre pour y découvrir toute sa magie. Nous y retournerons.

Un chasseur d’aigle au Kirghizistan

Quel pays d’Asie du sud-est est votre coup de cœur ?

Le Japon. C’est un pays fascinant. On pourrait croire que la culture nippone se rapproche de la notre, or pas tellement. Nous étions fascinés par de simples détails, tel qu’un chauffeur de bus remerciant chaque passager un par un, les longues queues bien rectilignes devant les transports en commun, ou encore un personnel de cuisine complet remerciant chaque client quittant le restaurant. En tant que visiteur passager, ces choses-là sont celles que l’on voit directement. Mais c’est une culture des extrêmes, dans les 2 sens. Les Japonais dédient une très grande part de leur vie au travail : dans certaines professions, les matelas sont présents sous les bureaux et les réunions avec les patrons peuvent se faire après minuit. Le pays n’en reste pas moins magnifique. Les nombreux temples et shrines construit en pleines foret sont remarquables et vous inspirent le calme et le respect. C’est un pays que nous aurions aimé visiter plus longtemps, notamment dans ses parties plus reculées, tel que l’extrême nord ou l’extrême sud, loin de Tokyo et Kyoto.

Est-ce que ce voyage vous a ouvert les yeux sur un sujet précis ?

Il est impossible de voyager 6 mois dans autant de pays différents et en revenir exactement la même personne. Nous avons vu tellement de choses qui nous ont sensibilisé sur de nombreux sujets : la nourriture, le bien être du corps, le développement durable, la pollution, etc.

Bojana est devenue végétarienne. A Melbourne, nous avons rencontré dans la rue les « Anonymous for the voiceless », une organisation défendant les droits des animaux. Ils nous ont grandement sensibilisé sur le mouvement vegan. Loin d’être une simple tendance comme nous le voyons dans nos capitales, il s’agit avant tout du bien-être de notre corps, tout autant que celui de la planète. En Indonésie, nous avons été grandement choqué par la pollution des îles Gilis. Ces dernières sont décrites partout comme des paradis sur terre et pourtant, la réalité est bien autre : des amoncellements de déchets nauséabonds se déversant dans la mer ou à même les rues au bord des hôtels…

En Indonésie également, nous allions tous les jours prendre des cours de yoga. L’ambiance y était très conviviale et nos corps nous en remercient tous les jours. Tout cela est maintenant en nous, nous sommes rentré avec, et nous cherchons a le développer, d’une manière ou d’une autre.

Est-ce qu’un prochain voyage est prévu ?

Sans aucun doute. Nous avons plusieurs projets pour le futur. Avant tout, visiter les Balkans, tous ces pays de l’ex-Yougoslavie qui ont longtemps souffert de la guerre et qui se relèvent maintenant grâce une culture extrêmement dense et un intérêt toujours plus grandissant pour leurs richesses internes : paysages, gastronomie, etc.

Nous souhaitons également nous perdre sur les routes norvégiennes et islandaises, tout comme nous l’avons fait avec notre camper van en Nouvelle-Zélande. Sans oublier l’Afrique, ses peuples et ses réserves animalières à couper le souffle, ou encore les grands espaces sauvages américains. Ces pays nous font tous rêver, mais c’est en voyant les choses de nos propres yeux que nous pouvons véritablement mesurer l’impact de l’homme sur terre. Cela, nous voulons le constater et le partager, autant dans la beauté que dans l’ironie.

Le trailer du film Take Your Time

Sur les routes d’Asie et d’Océanie avec Bojana et Michael
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