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Le blog du voyage by Chapka

10 conseils aux étudiants qui partent étudier au Québec

Ça y est, c’est décidé ! Tu pars t’installer au Québec pour y étudier. Peut-être que ce sera pour six mois, peut-être pour un an, pour trois ans ou plus encore. Quoi qu’il en soit, étudier au Québec (ou simplement y vivre en fait) est une expérience fantastique. C’est partir à l’aventure dans un pays étranger, découvrir une culture et un pays, rencontrer de nouvelles personnes… Et peut-être même, tomber amoureux de la Belle Province et prévoir d’y faire sa vie !

Mais un départ en tant qu’étudiant au Québec, ça se prépare, que ce soit sur des questions d’ordre technique, ou psychologique ! Et mieux tu seras préparé à vivre cette expérience, meilleure elle sera. Je rappelle souvent aux Français qui s’envolent vers le Québec : «Oui, on y parle le français, mais non, le Québec n’a rien à voir avec la France». En clair ? Prépare-toi ! Ou comme nous disons au Québec : «Attache ta tuque !»

1 – En matière d’immigration, assure-toi de faire ça dans les règles

Lac de Saint-Augustin, proche de la ville de Québec

Lac de Saint-Augustin, proche de la ville de Québec

De toute façon, tu n’auras pas vraiment le choix de faire les démarches d’immigration dans les règles. Sinon, il sera simplement impossible d’étudier plus de six mois au Québec. Donc si ton objectif est de partir suivre un programme universitaire sur une ou plusieurs années, il va falloir passer par le système d’immigration classique.

Rassure-toi, pour immigrer comme étudiant, ce n’est pas bien complexe, mais ça prend un peu de temps. Si je résume, ça se passe en trois grandes étapes :

  • Faire une demande d’admission pour un programme dans une université ou ailleurs (et être accepté, évidemment).
  • Faire une demande de Certificat d’acceptation du Québec (le CAQ), auprès du gouvernement québécois.
  • Faire une demande de permis d’étude auprès du gouvernement canadien.

Une fois tout ça en poche, tu es légalement prêt à venir étudier au Québec !

2 – Renseigne-toi correctement pour tes assurances

Un matin d’hiver à Montréal, dans le quartier de Rosemont

Un matin d’hiver à Montréal, dans le quartier de Rosemont

En tant que Français qui vient étudier au Québec, sache que tu pourras, en théorie, profiter d’une couverture de la RAMQ, la régie d’assurance maladie du Québec. Nous avons la chance, au Québec, d’avoir une couverture santé qui est relativement de bonne qualité, et grâce à une entente entre la France et le Québec, tu pourras être couvert.

Cependant, si tu ne comptes que sur cette assurance maladie, ça veut dire que tu n’auras pas de solution de rapatriement d’urgence en France, pas d’assurance de retour anticipé ou d’interruption d’études, pas de billet d’avion payé pour un proche si tu devais être hospitalisé, pas de capital décès ou invalidité…

Alors oui, ce ne sont pas des choses dont on a envie de parler, parce qu’on se dit que ça va nous porter la poisse. Mais je te conseille quand même de réfléchir à prendre une assurance santé et d’en discuter avec tes proches. Car s’il t’arrive quelque chose, ce n’est pas uniquement toi que tu pourrais mettre dans l’embarras financier, mais aussi ta famille. Personnellement, lorsque j’étais étudiant en échange au Québec, j’ai préféré dépenser quelques dizaines d’euros par mois pour «m’acheter» une tranquillité, autant pour moi que pour ma famille.

3 – Prépare-toi à bosser en parallèle aux études

Montréal, de nuit, vu du sommet de la tour Ville-Marie

Montréal, de nuit, vu du sommet de la tour Ville-Marie

Pour avoir fait des études supérieures en France, je sais que trouver un job en parallèle à ses études n’est pas nécessairement quelque chose de répandu. Alors, pourquoi travailler au Québec en parallèle à tes études ? Je te donne quatres raisons :

  • Parce que tu as le droit de le faire ! Eh oui, normalement, avec ton permis d’études, le gouvernement canadien va te donner un permis de travail de 20 heures par semaine maximum, en dehors du campus. En plus, tu pourras travailler autant que tu le souhaites au sein du campus, si tu y trouves un petit emploi.
  • Parce que ça rapporte de l’argent. Et au Québec, étudier n’est pas gratuit. Puis il y a les dépenses quotidiennes aussi. Donc si ta famille ne peut pas tout payer, il va falloir bosser.
  • Parce que ça te donne une expérience de travail. Et ça, c’est quelque chose qui vaut énormément au Québec ! Quand tu rentres sur le marché du travail, l’expérience est même parfois plus valorisée que le diplôme lui-même.
  • Parce que tout le monde le fait. C’est bête comme raison, mais ici, au Québec, les étudiants ont l’habitude d’avoir un job en parallèle, même s’il ne s’agit que de vendre des fringues chez H & M ou de servir des cafés chez Starbucks. Donc si tu veux t’intégrer, fais comme les autres étudiants et travaille !

Maintenant, comment te préparer à trouver un travail au Québec ? Renseigne-toi sur le milieu de l’emploi, fais des recherches pour voir quel type d’entreprise recrute des étudiants facilement (je t’en ai cité deux plus haut, c’est cadeau !), puis surtout, surtout, jette aux poubelles ton CV français et ta lettre de motivation française. Et refais-les à la manière québécoise : si tu as besoin d’aide, jette un coup d’œil à mes conseils sur l’emploi au Québec.

4 – Organise-toi un budget mensuel

Coucher du soleil au printemps, dans le quartier du Mile-End à Montréal

Coucher du soleil au printemps, dans le quartier du Mile-End à Montréal

D’une part, comme je le disais précédemment, les études au Québec ne sont pas gratuites. D’autre part, il y aura tes dépenses au quotidien. Donc à moins que tu aies la chance d’avoir une famille qui va pallier à tous tes besoins pour tes études au Québec, il va falloir que tu organises ton budget avant de partir.

Pour cela, pas d’autres choix que de faire des recherches et évaluer tes dépenses au mois le mois selon les différents pôles : logement, nourriture, transport, téléphone, loisirs… Si je dois te donner une fourchette du budget mensuel pour un étudiant, d’après ma propre expérience et d’après les échos que j’en ai, alors je dirais que tu peux compter autour de 1000 dollars canadiens par mois (soit 650-700 € environ). Évidemment, avec un tel budget, il faudra certainement vivre en colocation, ce ne sera pas des soirées arrosées au champagne tous les soirs et il faudra faire attention à tes dépenses. Mais tout de même, tu pourras vivre très correctement. À toi d’évaluer tout ça !

5 – Fais un maximum d’économies avant de partir

Pour être honnête, c’est une des préparations les plus importantes que tu auras à faire. Quoi qu’il en soit, dans tes démarches d’immigration, il faudra que tu prouves que tu as un certain montant d’argent à ta disposition pour «subvenir à tes besoins» : donc pas le choix d’avoir des économies !

Mais au-delà de cette obligation légale, il est évident que plus tu auras d’économies en banque, plus tu partiras l’esprit tranquille. Pourquoi ? Simplement parce qu’une fois sur place, entre l’excitation de vivre une nouvelle vie et le stress de devoir t’organiser tout seul, il faudra que tu prennes le temps de t’installer et de trouver un emploi. Alors, autant avoir un petit coussin financier sur lequel se reposer, pour ne pas, en plus, stresser de ne pas avoir assez d’argent.

6 – Commence à regarder de plus près pour un logement

Le château Frontenac, un des symboles de la ville de Québec

Le château Frontenac, un des symboles de la ville de Québec

A priori, en tant qu’étudiant, ce ne sera certainement pas un super appartement de luxe pour toi tout seul ! Mais pour avoir une idée de ce que tu pourrais espérer en fonction de ton budget, alors n’hésite pas à faire quelques recherches sur le Web (sur le site Kijiji.ca par exemple, qui est sans aucun doute le site le plus populaire pour ce genre d’annonces !). En théorie, il n’est pas impossible que tu trouves un logement avant même de partir au Québec, d’autant plus en choisissant de vivre dans un logement étudiant ou en colocation.

En fait, la colocation est quasiment un passage obligé pour les étudiants au Québec : rares sont ceux qui n’ont jamais vécu cette expérience ! La raison principale est évidemment financière, mais la colocation est aussi un moyen de rencontrer du monde, ce qui est plutôt cool quand on arrive dans un pays étranger.

Enfin, prends le temps de te renseigner sur les lois qui régissent le logement au Québec. Ça évitera de te faire arnaquer ! Ce n’est pas chose commune, mais disons que certains propriétaires profitent de l’ignorance de certains Français.

Par exemple ? Personne n’est censé te demander une caution, ni même un loyer d’avance (sauf le premier loyer). Ce sont deux choses purement interdites au Québec et c’est bon à savoir !

7 – Prépare-toi mentalement à aller vers les autres

En sachant que par le terme «autres», je veux dire «pas spécialement les autres Français». Je te souligne ça, car par expérience, je sais que lorsqu’on débarque au Québec, il n’est pas toujours simple de s’intégrer rapidement et au début, il n’est pas rare de se sentir un peu paumé et de perdre ses repères. Pas de soucis, c’est normal ! Et à ce stade-là, deux solutions s’offrent à toi.

La première solution, la solution de facilité (et évidemment, la moins bonne), est d’aller vers ceux qui partagent ta culture d’origine. Ça te rassurera, mais sérieusement, quel intérêt de ne pas chambouler tes habitudes et de vivre comme un Français qui n’aurait pas bougé de France ?

La deuxième solution, plus difficile, mais beaucoup plus épanouissante, c’est d’aller vers les Québécois. En tant qu’étudiant (et travailleur aussi, a priori), ce sera assez facile de rencontrer des locaux, alors lance-toi, et va vers eux ! Engage les conversations, accepte d’aller boire un verre ou un café après le boulot ou après les cours… Bref, à partir du moment où tu mets les pieds au Québec, «je suis timide» n’est plus une excuse valable !

8 – Pense à tes bagages pour partir au Québec

Peut-être que là, tu n’y penses pas encore. Mais je te donne deux minutes pour aller faire des recherches sur le climat au Québec, et je suis sûr que tu reviendras me demander comment faire pour s’y préparer et quelles affaires prendre !

Blague à part, préparer tes bagages pour partir étudier au Québec va prendre une grande place dans ton organisation. Et mon conseil sera simple : voyage léger ! Au grand maximum, remplis deux valises, et c’est tout. Pas besoin de t’encombrer et de commencer ton expérience québécoise en payant des dizaines d’euros d’excédent de bagages.

Pour les affaires d’hiver ? Ne t’inquiète pas. N’achète rien avant de partir, et va faire les magasins en arrivant sur place. Les vêtements seront bien plus adaptés, particulièrement pour les manteaux et les chaussures qui seront, crois-moi sur parole, tes meilleurs amis en hiver !

9 – Explore la culture québécoise

Festival Montréal en Lumières en février, sur la Place des Arts

Festival Montréal en Lumières en février, sur la Place des Arts

La pire chose à faire serait de dire que tu préfères garder la surprise et ne rien savoir sur le Québec avant de partir. En comparaison, ce serait comme sauter en parachute sans avoir appris à le déclencher.

Alors je t’invite à commencer à explorer la culture québécoise dès aujourd’hui, et comme nous avons la chance d’être au vingt-et-unième siècle, tu devrais pouvoir tout trouver facilement en quelques clics. Que ce soit en lisant des blogs ou des livres, que ce soit en regardant des films ou des sketchs humoristiques, que ce soit en écoutant de la musique… Ouvre-toi au Québec à travers sa culture !

Mes conseils perso : faire un point rapide sur l’histoire du Québec (pour éviter de dire des bêtises), voir la filmographie de Xavier Dolan et quelques sketchs de Jean-Marc Parent ou de Louis-José Houde, écouter les chansons d’Ariane Moffat, des Cowboys fringants ou de Mes Aïeux, puis savoir de quoi on parle quand on dit qu’on va manger une poutine ou un pouding chômeur (c’est délicieux, puis ça permet de mieux apprivoiser le froid de l’hiver !).

10 – Arrête de râler, et sois ouvert

Village-au-pied-du-courant en été. Un événement saisonnier à Montréal

Village-au-pied-du-courant en été. Un événement saisonnier à Montréal

C’est une règle que je me suis répété des dizaines de fois… Puis que je me répète toujours lorsque mes habitudes françaises reviennent au galop. Car oui, il faut nous l’avouer, nous, Français, sommes habitués à râler pour tout et surtout pour rien. On aime «chialer» comme nous disons au Québec !

Mais ici, tu vas vite remarquer que la vie est beaucoup plus zen. Les Québécois sont plus respectueux envers les autres, plus patients, et en fin de compte, moins râleurs. Tu vas le constater au quotidien, c’est franchement reposant, surtout lorsqu’on se rend compte qu’à Montréal, on ne se fait pas bousculer dans le métro ou dans le bus. Alors je t’invite à te préparer à faire de même, ça t’évitera de passer pour un maudit Français !

Enfin, le peuple québécois est, en règle générale, un peuple très ouvert, ce qui va logiquement de pair avec cette notion de respect qui semble animer leur quotidien. En clair, dans les rues de Montréal, il est tout à fait normal de voir deux hommes se tenir par la main, une quinquagénaire avec les cheveux roses, un gars au style gothique de la tête aux pieds… Sans que personne se retourne sur leur passage ou fasse une réflexion déplacée. Et je n’ai jamais entendu une seule fois une fille en mini-jupe se faire siffler dans la rue !

Alors mon dernier conseil avant que tu partes étudier au Québec, sera que tu te prépares à être ouvert et à ne pas juger les autres, un défaut que nous Français, avons souvent. Car finalement, si je ne devais retenir qu’une seule chose que m’a apprise le Québec depuis toutes ces années, ce serait cette leçon d’ouverture !


Un article écrit par Julien Valat, créateur du blog Attache Ta Tuque, blog pratique sur l’immigration et l’intégration au Québec.

« Débarqué au Québec en 2007 pour une session d’échange à l’université McGill, je suis tombé amoureux de Montréal et de ses habitants. Après quelques allers et retours, j’ai finalement pu m’installer en tant que résident permanent fin 2010.

En 2013, je créais le blog «Attache Ta Tuque» pour partager mon expérience avec ceux qui rêvent de tenter leur chance dans la Belle Province. Et finalement, en 2014, j’ai obtenu la nationalité canadienne et je suis devenu officiellement un fier Québécois ! »

Pour le contacter : https://www.facebook.com/julien.valat


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