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Le blog du voyage by Chapka

Faut-il payer pour faire du volontariat ?

C’est une question qui revient souvent lorsque l’on parle de volontariat. Oui ? Non ? Ca dépend ? Si oui, quel prix faut-il payer ? Pour vous faire un avis sur la question, nous avons demandé l’avis de 5 blogueurs spécialistes du sujet et voici une petite compilation de leurs réponses.

De quoi ouvrir le débat et vous faire une petite idée sur la question 🙂 !


Aurélie de « Un mois une espèce »


Mission d'ecovolontariat avec les renards en Islande

Son opinion :

Pas nécessairement. Les personnes sont généralement logées et/ou nourries en échange du travail bénévole. Certaines structures vont néanmoins demander une participation pour les frais de logement et de nourriture. Les associations demanderont une adhésion. Il est vrai que l’on trouve beaucoup de missions payantes, parfois à des prix exorbitants sur internet. Cela peut s’expliquer par la nécessité de matériel coûteux (location de bateau par exemple pour les missions en mer), mais la plupart du temps, il s’agit, en plus d’apporter une aide manuelle, de soutenir financièrement le projet.

Ce n’est pas une fatalité de devoir payer pour pouvoir aider. En cherchant un peu, en contactant directement les structures sans passer par des intermédiaires, en négociant contre des services particuliers, on peut trouver des missions gratuites ou très peu chères.


Florence et Yohan de « Care conception »


Leur opinion :

Payer pour aider ? Non.

Dans mon esprit, le volontariat,  je le vois plus dans un logement chez l’habitant avec des repas locaux et un mode de transport local. Pour moi, c’est un échange basé sur la réciprocité. C’est une petite action ponctuelle chez une personne ou une institution rencontrée durant son voyage, par hasard. C’est ça MA vision du volontariat, une adresse trouvée par hasard, par des connaissances ou à aucun moment il ne fut question d’argent. C’est ce qui fait la beauté du voyage justement, le hasard des rencontres qui vous font vivre des choses prodigieuses.

Malheureusement certains voyagistes se servent de la crédulité et de l’altruisme des gens pour s’enrichir sur la pauvreté des populations locales. Et bien souvent, l’argent ne sera pas du tout profitable à la population concernée mais servira plutôt à la rentabilité et au profit de certaines entreprises peu scrupuleuses.

Saviez-vous qu’au Cambodge, le nombre d’orphelinats a littéralement explosé depuis plus de 10 ans ? Ils sont au nombre de 600 !

Une étude réalisée en 2011 par l’Unicef a conclu que les orphelinats du pays sont peuplés d’enfants arrachés à leurs parents pour extorquer des dons. Cette prolifération d’orphelinats s’explique par l’augmentation du tourisme et du volontariat auprès des enfants du Cambodge. Le site Think Child Safe existe d’ailleurs pour dénoncer ce type de tourisme.

Un exemple concret :

Durant notre road trip au Brésil, nous avons rencontré plusieurs institutions qui étaient en quête de bénévoles. Je pense notamment à l’institution Aldeia da Paz à Pirénopolis au Brésil. C’est un couple de voyageurs canadiens qui nous ont conseillé d’aller rendre visite à Sœur Marie de Dieu qui s’occupe de cet établissement qui accueille des personnes âgées brésiliennes abandonnées, ainsi que des enfants des rues. Cette institution a grand besoin de volontaires et elle nous a accueilli avec un sens de l’hospitalité hors du commun. Pendant 1 semaine, nous avons dormi dans cette institution ou en échange du gîte et du couvert, nous avons pu l’aider dans quelques tâches quotidiennes.


Jeremy « Du tour-du-monde-en stop »


Cours sur le monde donné aux enfants

Son opinion :

La question de payer pour faire du volontariat est un sujet qui fait débat. Mon regard a évolué au cours des années et des expériences à ce sujet. Pour être plus clair, lorsque je voyageais sans un sou, j’ai toujours trouvé aberrant de devoir « payer » pour « travailler ». Je n’avais pas d’argent à ce moment, et les seuls biens que je pouvais apporter étaient mes bras et un peu de mon temps.

Toutefois, ma vision a un peu changé. Une organisation a certains besoins. En fonction de son apport, elle nécessite ainsi des docteurs, des spécialistes de l’enfance, d’infirmiers, ou même des maçons pour bâtir les murs d’une école par exemple. Si l’on possède l’une de ces qualifications spécifiques, on peut déjà être considéré comme un « apport » pour l’organisation. En revanche, si l’on n’apporte pas de qualification requise, quelle sera donc notre apport dans l’organisation ?

Parce que l’intention première est « d’aider » une association caritative, il « doit » y avoir un apport. L’apport d’argent pour financer les projets en cours en est un. Je ne pense donc pas que l’on « paye » pour « travailler », mais que l’on choisit de faire un don à l’organisation et d’y passer un peu de temps pour découvrir ce que notre don permettra de solutionner.

Un exemple concret :

Payer pour faire du volontariat, c’est un choix.  Mais je pense qu’il est tout aussi honorable de donner de son temps ou d’apporter quelque chose de bénéfique à un projet si l’on a quelque chose à proposer. Par d’exemple, je serai prochainement en Inde et au Népal, je voyagerai avec un vidéo-projecteur et animerai des petites diapo-conférences en montrant des images du monde dans les écoles/orphelinats/hôpitaux l’espace d’un après-midi. A mes yeux, c’est aussi une manière d’aider, tout du moins à mon échelle.


Alizé et Maxime de « Détour Local » 


Au canada après une nuit dans une cabane dans les arbres

Leur opinion :

D’une manière générale, nous ne payons jamais pour faire du volontariat. La base du principe est d’offrir son temps et son énergie pour aider sans aucune contre partie financière. On essaie toujours de trouver des volontariats où l’on est logé et nourrit en échange du boulot.

Mais il arrive parfois qu’il faille payer. Voici trois cas de figure que nous avons rencontrés :

  • Certains organismes, dans les pays très pauvres, ne peuvent pas se permettre de payer pour la nourriture et le logement des bénévoles. Ils ont donc besoin d’une petite contribution pour les maintenir à flot. Dans ce cas-là, je trouve normal de payer ma part des frais.  

Mais soyez attentifs à ce que le prix ne soit pas trop élevé en comparaison au niveau de vie local.

  • Certaines associations qui ont eu de mauvaises expériences avec des volontaires qui ne travaillaient pas vraiment et qui profitaient de ces « vacances gratuites » ont décidé de demander une contribution pour assurer un certain niveau de motivation.
  • Le business de bénévolat, où un organisme vous prépare tout un voyage en mode volontariat et vous fait payer le plein prix. Attention aux dérives de certains organismes en vogue qui sont devenus tellement populaires qu’ils demandent maintenant de payer pour pouvoir venir les aider. En général, ces endroits offrent de meilleures conditions d’accueil pour les volontaires, mais attention car payer ne veut pas toujours dire que votre séjour sera mieux !

On a entendu parlé de volontaires à qui l’on a proposé de repeindre un mur qui venait d’être peint par les bénévoles précédents !

D’une façon générale, je pense que si vous payez pour faire du bénévolat, il faut être certain que l’argent soit utilisé pour payer votre déplacement ainsi que votre participation au logement et à la nourriture ou que l’association l’utilise vraiment pour financer leurs projets et non pour enrichir certains intermédiaires au passage. Il faut savoir que, dans le milieu du bénévolat, il y a parfois de grandes lacunes au niveau de la gestion et de l’organisation.

Malgré certaines dérives dans le domaine, les séjours d’échanges et de bénévolat restent une excellente façon de voyager hors des sentiers battus, en aidant son prochain tout en apprenant énormément sur soi-même. Nous ne voudrions pas voyager autrement qu’en jalonnant notre chemin de ces rencontres et expériences de vie qui changent à jamais notre façon de voir le monde.


Charly de « Sourires Nomades » 


Charly à New York avec des policiers

Son opinion :

Je suis toujours étonné du coût important autour du « volontariat organisé ». À mon sens, il devrait y avoir plus de transparence dans la communication sur l’utilisation de cet argent.

En ce qui concerne Sourires Nomades, nous essayons justement de promouvoir « le coup de pouce spontané, et l’aide utile », qui part d’un besoin d’une association à laquelle les voyageurs peuvent répondre. Il n’y a donc pas de notion d’argent qui entre en ligne de compte (sauf un appel aux dons), mais bien simplement des gestes, et du temps consacré à l’autre, rien de plus.

Et vous qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à commenter cet article pour nous donner votre avis.

Faut-il payer pour faire du volontariat ?
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1 commentaire

Sophie ROBIN
Sophie ROBIN

28 mai 2017

Voila un article qui complète l article et qui est plutôt bien expliquer sur le volontariat payant...
https://www.guidisto-volontariat.fr/pourquoi-payer/

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