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Le blog voyage by Chapka

Entretien avec Océane, étudiante en Australie à l’Université de Perth

A tout juste 20 ans, Océane est partie étudier en Australie. Elle effectue actuellement sa troisième année de licence en biologie moléculaire et cellulaire à l’Université de Perth, à l’ouest du pays. Passionnée par les paysages à couper le souffle et la découverte de nouvelles cultures, la Strasbourgeoise va aussi pouvoir perfectionner son niveau d’anglais. Ou comment passer de l’accent alsacien à l’accent australien !

Pourquoi avoir choisi d’étudier en Australie ?

J’ai vraiment toujours voulu partir étudier à l’étranger. Je crois que cela remonte à quand j’avais douze ans. Je me rappelle qu’en cours de langues, on travaillait sur le thème des étudiants à l’étranger et j’avais trouvé ça très classe. J’ai toujours été ouverte d’esprit et j’ai cette passion pour la langue anglaise. Je vais être honnête, l’Australie n’a jamais été mon premier choix et cette partie du monde ne m’a jamais vraiment intéressée. Je préférais l’Amérique du Nord mais mon université n’avait pas de partenariat aux Etats-Unis et les cursus au Canada ne rentraient pas dans mes critères. J’ai donc finalement choisi de partir étudier en Australie pour trois grandes raisons :

  • la langue : je ne me voyais pas partir en échange si ce n’était pas pour perfectionner l’anglais.
  • le programme : ici, je peux suivre des cours que je n’aurai pas pu choisir ailleurs. J’avais un large choix d’unités d’enseignements.
  • la chance de partir loin et d’explorer une partie du monde que je n’avais jamais vraiment envisagé de visiter

Je ne regrette absolument pas d’être venue ici. J’adore l’Australie. Je suis vraiment tombée amoureuse de sa culture, de ses paysages et de son soleil. De plus, cette aventure s’est vraiment présentée au bon moment. J’étais un peu perdue dans ma vie et dans mes études avant de partir et je prends cette expérience comme une chance de me retrouver, en tant que personne mais également en tant qu’étudiante.

Océane, partie étudier en Australie pour apprendre l'anglais

Océane et son kangourou

Comment se sont passées les démarches avec l’université française et avec celle de Perth ?

L’avantage de partir via un programme Erasmus ou grâce à des accords inter-universitaires, c’est que tu es vachement encadré. Il y a des étudiants qui sont partis avant toi, qui ont les bons plans et qui peuvent t’aider à monter ton dossier. L’université prend également en charge l’inscription dans ta fac d’accueil. Ce que tu dois faire, vraiment, c’est choisir les bons cours et faire attention à ce que ça coïncide avec ce que tu aurais fait si tu étais dans ton université française. Ce n’est pas forcément facile et ça prend du temps.

Pour pouvoir postuler, il faut partir avec de bonnes bases, et donc avoir de bonnes notes. Si tu veux partir en Australie, il faut passer le IELTS, qui est un test d’anglais. Il y a un score minimum à atteindre qui varie selon ton université d’accueil. Pour Perth, c’était 6.5. Il est important de noter que ce test est payant (140€).

Une fois que tu as tous les prérequis, il faut monter ton dossier, c’est-à-dire écrire une lettre de motivation, faire un CV, etc. Pour l’Australie, il n’y avait que trois places dans ma fac et nous n’étions que trois à postuler. Il n’y a donc pas trop eu de concurrence. Dans certains cas, ça peut le devenir. Plus ton dossier est complet, plus tu as de chances. Il faut donc mettre toutes les chances de son côté.

Il y a d’abord une pré-sélection de ton université. Une fois que tu apprends que tu es choisi, il faut postuler à ton université d’accueil. La plupart du temps, tu es accepté. Une fois que c’est fait, il faut terminer ton inscription dans ton université d’accueil. Pour l’Australie, tu dois également souscrire à l’OSHC (Oversea Student Health Cover) qui coûte 500$. Tu dois aussi prendre un visa étudiant (400$). Tout se fait via internet, automatiquement et rapidement.

Ensuite, il y a un sujet tabou, c’est l’argent. Se lancer dans un tel projet, c’est aussi savoir gérer son budget. Je n’avais pas les moyens pour cette aventure. Mes parents non plus. Donc nous avons décidé de faire un prêt étudiant. Je ne les remercierais jamais assez d’avoir accepté de me soutenir dans ce projet un peu fou. Sans eux, je n’aurais pas pu obtenir ce prêt. Avant de partir, il faut réfléchir à son budget !

Les échanges universitaires forment la jeunesse

Océane et ses amis

As-tu trouvé un logement facilement ?

Encore une fois, j’ai eu énormément de chance. Mon coordinateur international à Strasbourg m’a mis en contact avec une étudiante australienne qui avait étudié à Strasbourg. Ils m’ont aidé à trouver un appartement et, le temps que j’emménage, m’ont hébergé chez eux. J’ai également eu de la chance puisque j’ai trouvé une colocation dans un quartier super sympa, à côté d’un centre commercial, bien desservi, à 25 minutes en vélo de la fac et pas trop cher.

As-tu beaucoup de cours ?

C’est l’une des raisons pour lesquelles j’adore tellement l’Australie. En France, quand tu étudies en science, tu tournes autour de 32-35h de cours par semaine. Ici, je suis à 21 h et ayant fini mes TP de biochimie pour le semestre, je suis descendue à 15h. Cela me permet de faire beaucoup de choses. Tout est totalement différent par rapport à la France, vraiment. À Strasbourg, j’avais un contrôle continu et un à quatre examens par semaine. Je révisais donc non-stop. C’était difficile à gérer. C’était aussi beaucoup de théorie et peu de travaux pratiques.

Ici, sans contrôle continu, j’ai le temps. Je peux sortir, travailler à côté, etc. Attention, je ne dis pas que je me la coule douce, loin de là. Vu qu’ici il y a moins d’heures de cours, ils attendent beaucoup plus de toi. Tu dois fournir énormément de travail personnel, lire et écrire des articles scientifiques, préparer des présentations orales, écrire des rapports, etc. Toutes ces choses que je ne faisais pas à Strasbourg, il a bien fallu que je m’y habitue. Et cela prend du temps quand ce n’est pas dans ta langue maternelle.

Comment est le campus ?

Le campus est impressionnant ! On le croirait tout droit sorti d’un film. La vie étudiante est vraiment différente. Les soirées sont juste gigantesques. Par exemple, il y a deux semaines, il y a eu un festival de musique sur le campus. C’était juste énorme !

Les cours en Australie

En amphithéâtre

As-tu été surprise par le niveau de vie sur place ?

L’Australie est un pays où le coût de la vie est relativement cher. Il faut savoir que leur SMIC est à 20 AU$ de l’heure et que, du coup, c’est normal que le niveau de vie soit plus cher. Mon loyer est à 165 AU$ par semaine, ce qui est peu cher comparé à ce que tu peux trouver habituellement. Pour ce qui est des courses, ça dépend vraiment des magasins et de ce que tu achètes. Les transports en communs ne sont pas non plus donnés. Tu n’as pas de cartes illimitées au mois comme à Strasbourg. Même avec les réductions étudiantes et les remises liées à ta carte bancaire, je trouve ça cher. Du coup, je préfère prendre mon vélo. Ça fait faire du sport !

As-tu trouvé un job étudiant ?

J’en ai trouvé un et j’ai été très chanceuse. J’ai été prise en tant que serveuse dans un restaurant italien/français. Du coup, tout l’argent que je me fais est dédié à mes voyages et à mes loisirs. Cela me permet donc de ne pas sortir de mon budget mensuel. Je pense qu’il est relativement facile de trouver un job en Australie, même sans expérience, mais il faut tomber sur les bonnes personnes. Autre chose importante à noter, si tu comptes trouver un job en Australie, il faut que tu postules pour le Tax File Number. C’est gratuit et ça se fait en ligne.

Parle-nous de Perth. Comment perçois-tu cette ville et ses habitants ?

Perth est la ville la plus isolée au monde. C’est une grande ville aux allures de petite ville. Elle est très étendue et c’est difficile d’aller d’un endroit à un autre sans prendre le train. J’adore cette ville. Elle est multiculturelle. Tous les quartiers sont différents les uns des autres. Tu passes d’un quartier résidentiel à l’océan en passant par les buildings du centre-ville. Les australiens sont très « laid-back » (décontracté). Je n’ai pas l’impression qu’il y a autant de stress qu’en France. Ils sont également très ouverts d’esprits, prêts à t’aider et à faire ta connaissance. Autre chose à savoir : ici, tout ferme à 17h, si ce n’est plus tôt. J’ai encore du mal à m’y habituer mais ça reflète vraiment bien la culture australienne.

Perth dans l'ouest de l'Australie

Que fais-tu de ton temps libre ?

Pour être honnête, en ce moment, je n’en ai pas trop car j’ai beaucoup de travaux à rendre à la rentrée. J’ai aussi des examens à préparer. Sinon, je sors me balader sur la plage, voir les couchers de soleil, prendre des cafés. Les Australiens font beaucoup de sport. A l’inverse, je ne suis pas sportive. Je songe tout de même à commencer le surf d’ici quelques semaines.

As-tu des voyages en prévision ?

Oui, oui, oui !!! Je pars à Bali le 5 novembre pendant cinq jours. J’ai vraiment hâte. J’ai trois mois de vacances du 26 novembre au 26 février donc je compte aussi bouger pendant cette période-là. Je pars en Nouvelle-Zélande le 1er décembre pour trois semaines de road trip. Après ça, je risque d’aller sur Sydney, Melbourne et éventuellement la Tasmanie.

Je n’ai malheureusement pas le permis, ce qui est assez dommage parce que l’Australie est connue pour ses routes magnifiques et les road trips sont très fréquents ici. J’aimerais bien aussi faire la côte Ouest, chose que mes amis sont actuellement en train de faire mais je n’ai malheureusement pas pu les joindre, vu le travail que j’ai à faire pour la fac. Je suis également en train de réfléchir à ce que je pourrais éventuellement faire en juillet, avant de rentrer en France. Il y a tellement de choses à voir en Australie mais également aux alentours. Je ne vais malheureusement pas pouvoir tout faire. Ce sera une raison pour revenir.

Etudier en Australie, c'est aussi visiter le pays

Les voyages forment la jeunesse

Quelle est la chose qui te manque le plus de Strasbourg ?

Honnêtement, à part mes proches et la nourriture (les tartes flambées et le pain !!!), pas grand-chose. Je passais énormément de temps à réviser et je ne sortais pas tellement donc la vie étudiante est pour moi beaucoup plus fun ici en Australie qu’à Strasbourg. Passer la période de Noël sous 30 à 40 degrés et sans marché de Noël va me faire bizarre. Mais c’est une expérience tellement géniale que je ne le regrette pas. Ça n’arrive vraiment qu’une seule fois dans une vie.

Dernière question (pour les parents), vas-tu valider ton semestre ?

Je pense que oui. Il n’y a pas de raisons que je ne le valide pas car je m’en sors plutôt bien. Les cours ne sont pas particulièrement difficiles. Tous mes cours magistraux durent 45 minutes et sont enregistrés. Les enseignants sont vraiment là si tu as des questions et les TP/TD sont utiles pour appliquer les connaissances théoriques que tu as acquises. Les articles que tu dois écrire te permettent également d’apprendre plus facilement puisque tu fais tes propres recherches et je trouve ça beaucoup plus interactif. Par contre, ça prend du temps !


N’hésitez pas à suivre les aventures d’Océane, partie étudier en Australie, sur son blog Océane’sAdventures. Vous retrouverez prochainement le récit de son voyages à Bali et, on l’espère, dans toute l’Australie !!

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