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Le blog voyage by Chapka

La découverte de Porto, entre dégustation de vins et balades le long du Douro

Article rédigé par Romain Hamon

Cap sur Porto, une destination incroyable ! La deuxième ville du Portugal offre des panoramas exceptionnels sur le fleuve Douro et sur les rives de Vila Nova de Gaia, le comptoir du Porto où les cavistes s’affichent. Ceux qui n’ont pas le vertige n’hésitent pas à passer d’une rive à l’autre en empruntant l’un des impressionnants ponts portuenses. Les moins téméraires préféreront embarquer dans une navette fluviale. Quant à ceux qui ont le mal de mer et le mal des airs, on reste sans nouvelle…

Les amateurs d’histoire et d’art ne sont pas en reste. Ils peuvent profiter des innombrables églises de la ville, certaines étant décorées d’azulejos comme la Igreja do Carvalhido, et déambulent ensuite dans le curieux musée d’art contemporain Serralves.

Visiter Porto, c’est aussi l’occasion de goûter à la cuisine portugaise : sardines, poulpes en salade, bacalhau à Brás, caldo verde ou encore les pâtisseries comme le très populaire pastel de nata. A Porto, vous découvrez que l’alcool local, le Porto, ne sert pas seulement à arroser les demi-melons. C’est un vin beaucoup plus subtil. On apprend à le découvrir avec les locaux.

De Bordeaux à Porto, un voyage de vignes en vignes

Le hasard a voulu que mon voyage vers Porto commence à Bordeaux. Les deux villes sont reliées chaque semaine par des aéronefs d’une célèbre compagnie aérienne irlandaise à bas coût. Ce qui aurait pu être une simple anecdote se révèle être un joli symbole tant la ressemblance entre Bordeaux et Porto est frappante.

Ressemblance territoriale pour commencer. Le « port de la lune » et Porto (« le port » en portugais) se sont construits autour d’estuaires, aux portes de l’océan Atlantique. L’Estuaire de la Gironde pour Bordeaux et le Douro pour Porto. La différence notable, ce sont les distances entre le centre historique et l’océan. Six kilomètres seulement séparent l’hôtel de ville de Porto et le phare de Felgueiras en longeant les bords du Douro. A Bordeaux, la ville s’est développée plus en amont, au bord de la Garonne (qui rejoint la Dordogne pour arroser l’estuaire de la Gironde). Comptez cent bornes entre Pey Berland et la pointe du Verdon (c’est une bonne idée pour une balade à vélo cela dit en passant !)

A Bordeaux comme à Porto, c’est dans la rue Sainte-Catherine (Santa Catarina en portugais) qu’on vient faire ses emplettes. Ça a le mérite d’être signalé.

Autre point commun, et non des moindres, la culture du vin. Bordeaux et Porto sont bien plus que des noms de villes, ce sont des appellations vinicoles connues dans le monde entier. Boire UN Bordeaux. Boire DU Porto. Quelle autre métropole peut s’en vanter ?

La revanche du Porto

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas le dernier à me pointer lorsqu’il y a un apéro. Si vous m’aviez proposé un Porto il y a un mois, je ne suis pas certain que j’aurais accepté. Aujourd’hui, j’accepterais volontiers. J’attends d’ailleurs votre invitation…

Dans mes lointains souvenirs, le Porto, c’était cet alcool de tonton, au même titre que le Kir, à la fois trop sucré, trop liquoreux et trop alcoolisé, le genre de boisson qui se buvait au moment de l’apéro, entre midi et quatorze heures, avec des cacahuètes très salés pour contrebalancer le goût du sucre. Bref, pas tellement en accord avec des verrines avocat-tomate-chèvre doux, plus à la mode désormais (sauf si vous êtes un monsieur de la campagne).

Je fais donc ici mon mea culpa. J’ai enfin pu découvrir le Porto, un vin (et non une liqueur !) qui procure un plaisir infini. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le Porto blanc sec, idéal pour déguster avec des fruits de mer et du poisson. J’envoie aussi une dédicace au Porto Tawny dix ans d’âge minimum, parfait pour accompagner un dessert. Faites-vous votre idée en visitant les caves de Vila Nova de Gaia, la ville au sud du Douro et qui fait face à Porto. Pour info, il y a des barmans qui proposent la dégustation de 5 portos différents pour 5 €. C’est folklorique mais ce n’est pas vraiment le meilleur endroit pour apprécier du bon Porto.

Communiquer à Porto, un exercice de style

Il est très facile de communiquer avec les Portuenses. En plus d’être accueillants et souriants, beaucoup sont francophiles. Pour rappel, de nombreux Portugais sont venus s’installer et travailler en France à partir des années soixante tandis que des voyageurs français (et parfois même des retraités) ont fait le chemin inverse ces dernières années, ce qui a favorisé les échanges culturels entre les deux pays.

Voyager au Portugal est donc plutôt simple, or j’ai décidé de me compliquer un peu la tâche. Je m’en explique. Comme beaucoup d’entre vous, je n’aime pas tellement utiliser le français en voyage car cela donne l’impression de ne pas faire d’effort, d’être paresseux. Utiliser l’anglais au Portugal n’étant évidemment pas une meilleure option, j’ai donc adopté une technique plus surprenante. J’ai utilisé des structures de phrases espagnoles en plaçant des termes portugais (ex : yo quiero beber una cerveja). L’expérience n’a pas été une franche réussite et il se peut que j’en aie vexé quelques-uns. Bref, il faut que je me mette à apprendre le portugais !

séjour week-end à Porto

Mes coups de cœur à Porto

Comme de nombreuses villes européennes, Porto est devenue ces dernières années une destination prisée des touristes au printemps, notamment autour des ponts de mai. Forcément à cette période, le centre historique donne l’impression d’être bondé. Comme je suis allergique à la foule, je n’ai pas hésité à faire du hors-plan et je vous propose une liste d’activités que j’ai particulièrement appréciées :

Le quartier de Marquês, situé seulement à quinze minutes à pied au nord de l’extra-centre, est à découvrir. Autour de sa petite place et face à l’église Nossa Senhora da Conceição, on retrouve de nombreux cafés populaires dont l’emblématique Pereira. Ils proposent des pâtisseries locales et des jus d’orange très frais à petits prix.

En descendant la rue Santa Catarina pour rejoindre le centre-ville en soirée, je vous conseille de vous arrêter chez Santa Cachaça pour goûter à la meilleur caïpirinha de la ville. Plus qu’un simple troquet, c’est un sanctuaire à la gloire du Brésil, de Rio et de son alcool de canne à sucre. L’espace est réduit et la décoration chargée. Seulement une quinzaine de personnes pourront poser leurs fesses et prier pour que le (saint) patron passe derrière le comptoir pour piller de la glace.

Puisque nous sommes en train de tchatcher apéro, les bonnes adresses pour partager un verre et des tapas se situent autour du jardin de Sao Lazaro, à l’entrée du quartier Bonfim. Elena, notre chargée de communication, conseille de manger chez Dona Gertrudes. Elle recommande également de faire cap vers l’ouest de la ville, sur la terrasse extérieur de l’antiquaire Armazém. Pour ma part, j’ai adoré mangé du poulpe chez Bulha dans le quartier de Bolhão, à quelques encablures du marché historique, actuellement en rénovation. On vous conseille tout de même d’aller faire un tour au marché temporaire, à deux pas des travaux. L’occasion de déguster du Porto et des sardines en boîte.

Pour obtenir des panoramas incroyables sur le Douro et sur les impressionnants ponts qui surplombent (pour ne pas dire survolent) la ville, perdez-vous dans les rues de Sao Victor et de Gomes Freire dans le Bonfim ou dans les jardins du Palacio de Cristal, à l’ouest de Porto.

Mes coups de cœur à Vila Nova de Gaia

Lorsque vous passez le pont Luis I, ébauché par Gustave Eiffel, et que vous vous retrouvez sur la rive gauche du Douro (au sud donc !), vous vous retrouvez dans la ville de Vila Nova de Gaia. Ici, c’est le territoire des cavistes de Porto.

Parce qu’ils ont pratiquement tous pignon sur rue et qu’il est difficile de savoir quel domaine propose le meilleur porto, je vous propose de vous rendre directement au marché municipal Da Beiro-Rio. Sur place, on a le temps de déguster et de comparer des vins de plusieurs producteurs tout en bénéficiant des conseils des vendeurs.

Ensuite, vous pourrez suivre l’agréable passerelle en bois qui longe le Douro. Elle file vers l’ouest et vous mène tout droit vers la réserve naturelle de l’estuaire et les plages de l’océan Atlantique (ex : Praia do Cabedelo do Douro). A mi-chemin entre les cavistes et le sable fin, admirez le majestueux pont Arrabida et faites une escale dans le village de pêcheurs d’Afurada. C’est l’endroit idéal pour se taper une petite mousse bien fraîche (Super Bock, le super-héros qui désaltère !)

***

Vous l’aurez compris, il y a tant à faire à Porto. Loin de l’agitation du centre-ville, profitez-en pour découvrir la vallée du Douro et ainsi découvrir les vignobles du Porto. Si vous êtes en manque d’océan et que vous n’avez pas peur des coups de vent, allez faire un tour sur les plages de la côte, à pied ou à vélo. Obrigado Porto !

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