Se déplacer à moto ou en scooter à Bali offre une grande liberté de déplacement, permet d’éviter dans la mesure du possible les embouteillages et d’accéder à des plages moins fréquentées. Cependant, c’est aussi l’une des activités qui cause le plus de problèmes aux voyageurs, faute de connaître la réglementation, de sous-estimer la densité du trafic ou de posséder les documents nécessaires. Avant de prendre le guidon de votre moto ou de votre scooter, il est essentiel de bien comprendre le code de la route indonésien, les conséquences d’un accident et la couverture de votre assurance voyage.
Pourquoi on déconseille aux voyageurs n’ayant jamais conduit de scooter ou de moto de louer ce type de véhicule à Bali ?
Bali n’est pas l’endroit idéal pour apprendre à conduire un scooter ou une moto. La circulation est chaotique, la conduite est très aléatoire et les panneaux de signalisation sont insuffisants. Les erreurs coûtent cher, tant en termes de blessures que de frais médicaux.
C’est comment la circulation routière à Bali ?
A Bali, la circulation est dense avec des embouteillages quotidiens et de nombreux deux-roues qui doublent dans les deux sens. On y conduit à gauche, ce qui peut être déstabilisant au début et le code de la route est généralement peu respecté. Peu ou pas de clignotant pour indiquer un changement de direction, virage accidentogène, piétons et chiens qui traversent n’importe comment, véhicules à l’arrêt sur la chaussée sont autant de danger à prendre en compte.
Dans les zones moins touristiques, la circulation est moins dense mais les virages, les nids-de-poule, le gravier et les portions sans éclairage public sont plus nombreux. Il est donc déconseillé de conduire la nuit.
Le port du casque est-il obligatoire à Bali ?
Le port du casque est obligatoire pour le conducteur et le passager. De nombreuses agences de location en fournissent, mais ils ne sont pas toujours en bon état. Porter des vêtements longs, des chaussures fermées et des gants, si possible, réduit considérablement le risque de blessure en cas de chute. Conduire en tongs ou torse nu peut sembler confortable, mais c’est une très mauvaise idée en cas d’accident.
Quelle est la tolérance sur l’alcool au volant à Bali ?
La législation sur l’alcool est stricte. À Bali, comme dans le reste de l’Indonésie, la taux d’alcoolémie autorisé pour conduire est de 0,0 g/L. Cela signifie qu’il est interdit de conduire après avoir consommé de l’alcool.
Les sanctions peuvent être lourdes : amendes importantes, voire graves poursuites judiciaires en cas d’accident responsable. De plus, aucune assurance ne vous couvrira si vous conduisez sous l’influence de l’alcool. Si vous prévoyez de boire, il est préférable de prendre un taxi, un VTC ou une application locale.
Quels sont les risques les plus courants pour les voyageurs conduisant une moto ou un scooter à Bali ?
Les chutes à faible vitesse sur le sable, le gravier ou dues à un freinage inadéquat, ainsi que les collisions avec d’autres deux-roues lors de changements de voie sans regarder, sont fréquentes. S’y ajoutent les collisions avec des voitures qui freinent ou tournent brusquement, les brûlures aux jambes causées par les gaz d’échappement et les accidents plus graves liés à la conduite en état d’ivresse. De plus, de nombreux touristes roulent sans casque ou en t-shirt et tongs, ce qui aggrave considérablement les risques de chute et ses conséquences.
Quelles sont les conditions requises pour conduire une moto ou un scooter à Bali ?
Un permis de conduire international est obligatoire pour être en règle et éviter tout refus de prise en charge de votre assurance voyage en cas d’accident. Vous devez obtenir votre permis de conduire international dans votre pays d’origine avant votre départ car il ne sera pas possible de l’obtenir à Bali. Même si de nombreux touristes conduisent sans permis et que cela ne semble pas poser de problème, en cas d’accident grave ou de contrôle routier, vous regretterez de ne pas en avoir.
Si votre permis ne vous autorise pas à conduire une moto de la catégorie ou de la cylindrée équivalente à celle du véhicule que vous louez, vous n’êtes pas autorisé à la conduire.
L’âge minimum est généralement de 18 ans, bien que certaines agences de location exigent 21 ans. Les autorités peuvent vous demander vos documents à tout moment. Si vous ne les avez pas, vous risquez une amende.
Quelles sont les bonnes manières à adopter quand on conduit à Bali ?
Adoptez toujours une conduite défensive, anticipez les manœuvres imprévues des autres véhicules, maintenez une distance de sécurité suffisante et ne présumez pas être vu. Évitez de conduire la nuit, surtout hors des agglomérations, et ne conduisez jamais sous l’influence de l’alcool ou en état de fatigue extrême.
En ville, le problème réside dans la circulation dense, les embouteillages et les dépassements incessants des motos. Il est donc essentiel de rouler lentement, de bien regarder autour de soi et d’éviter les manœuvres brusques. À la campagne, la circulation est moins dense, mais les routes sont en plus mauvais état et la présence d’animaux, de piétons et de virages serrés exige une prudence accrue et une réduction de la vitesse.
Lorsqu’il pleut, l’asphalte devient très glissant, surtout en présence de traces d’huile ou de sable. Évitez les freinages brusques, redressez votre moto, augmentez les distances de sécurité et, en cas de fortes pluies, pensez à vous abriter.
Quels sont les documents demandés lors des contrôles de police ?
Il n’est pas rare de trouver des points de contrôle dans les zones touristiques ou sur les grands axes routiers. La police demande généralement votre passeport (ou une copie), votre permis de conduire national, un permis de conduire international et les papiers d’immatriculation de la moto. Parfois, elle s’attarde sur le casque et les documents. Si vous ne les avez pas, vous écoperez d’une amende à régler sur place ou contre un reçu officiel.
Quelles sont les amendes les plus fréquentes adressées par la police à Bali ?
L’absence de permis de conduire international peut entraîner une amende aux points de contrôle. Certains touristes choisissent de payer sur place, mais la meilleure solution est d’avoir le document en sa possession afin d’éviter toute contestation.
Si vous ne portez pas de casque ou si vous conduisez sur des voies interdites, vous êtes à même à faire contrôler. Outre le risque physique, c’est l’une des raisons les plus évidentes d’être contrôlé et verbalisé.
Si vous êtes sous emprise de l’alcool, les forces de l’ordre qui vous contrôlent peuvent en plus de l’amende confisquer le véhicule. En cas d’accident ou d’infraction grave, les sanctions peuvent inclure des peines de prison.
Sur quels véhicules deux-roues, scooters et motos, sommes-nous assurés par Chapka ?
L’option la plus courante à Bali est la location de motos automatiques de 110 à 125 cm³, suffisantes pour se déplacer sur l’île.
Chapka n’assure de toute manière pas les voyageurs conduisant des deux-roues d’une cylindrée supérieure à 125 cm3.
Rappelons que l’assurance ne prend pas en charge vos frais d’hospitalisation si vous conduisez sous emprise de l’alcool et sans casque. Idem pour le passager en ce qui concerne le casque.
Où louer une moto ou un scooter à Bali ?
Vous trouverez des agences de locations dans toutes les zones touristiques. Nous vous recommandons de ne jamais laisser votre passeport en guise de caution ; versez plutôt une caution en espèces et signez un contrat de location. Privilégiez toujours les agences réputées.
Le prix dépend du modèle et de la durée de la location, mais les scooters basiques sont assez abordables à la journée ou si vous louez plusieurs jours. La caution est remboursable en fin de location s’il n’y a pas de dommages. Certaines sociétés incluent une assurance de base, mais ce n’est pas le cas de toutes, il est donc conseillé de se renseigner précisément sur les garanties offertes.
Notez que Chapka n’est en aucun cas une assurance moto. Chapka vous rembourse les conséquences médicales d’un accident de deux-roues mais ne remboursera jamais les dégâts occasionnés au véhicule.
Comment savoir si la moto ou le scooter que je loue est de bonne qualité ?
Vérifiez les freins, les phares, les clignotants, le klaxon, l’état des pneus et le niveau de carburant. Prenez des photos ou des vidéos de la moto sous tous les angles pour documenter les rayures éventuelles. Demandez un casque à votre taille et en bon état. Si quelque chose ne vous convient pas, demandez un autre deux-roues ou contactez une autre agence de location.
Quelles sont les arnaques possibles quand on loue une moto ou un scooter à Bali ?
Facturer des dommages préexistants à la moto, trouver des excuses pour ne pas restituer la caution, ou proposer des locations avec assurance prétendument incluse mais qui ne couvrent en réalité rien : voilà quelques arnaques courantes. Pour les éviter, il est conseillé de prendre des photos lors de la prise en charge et de la restitution du véhicule, de conserver le contrat, de ne pas laisser son passeport en garantie, de convenir clairement du prix et des conditions, et, si possible, de faire appel à des entreprises recommandées.
Que faire en cas d’accident de moto ou de scooter à Bali ?
La meilleure prévention consiste à conduire lentement, attentivement et avec prudence. Malgré tout, en cas d’accident, gardez votre calme, éloignez-vous de la route si possible, demandez de l’aide aux riverains et appelez les services d’urgence ou le numéro fourni par votre assurance voyage. Prenez des photos des lieux, des véhicules impliqués et de vos blessures en vue d’une éventuelle réclamation.
Votre santé et celle de toutes les personnes impliquées sont notre priorité. Appelez les services d’urgence, contactez votre assurance voyage et le loueur de moto. Ne signez aucun document que vous ne comprenez pas et, en cas de dommages causés à des tiers, informez-en clairement votre assurance afin qu’elle puisse prendre en charge les frais.
Les soins de santé privés à Bali peuvent être onéreux, et les frais de transfert ou de rapatriement sont extrêmement élevés aussi. De nombreuses assurances ne couvrent les accidents de moto que si le conducteur porte un casque, possède un permis de conduire valide et un permis de conduire international, et parfois seulement jusqu’à une certaine cylindrée. Voyager sans assurance représente donc un risque très important.

Les alternatives aux scooters pour se déplacer à Bali
Si vous décidez de ne pas conduire, de nombreuses alternatives pratiques s’offrent à vous. Louer une voiture avec chauffeur est une solution courante pour les excursions à la journée : à prix fixe, vous n’avez pas à vous soucier de la circulation. Dans de nombreuses régions, vous pouvez utiliser les taxis ou les applications de VTC pour les trajets courts et moyens. Pour les transferts entre les zones touristiques, de nombreux hébergements et agences proposent des transferts privés ou partagés entre des villes comme Ubud, Uluwatu, Canggu et l’aéroport, vous permettant ainsi de voyager sans avoir à conduire.
Conduire une moto ou un scooter à Bali peut être une excellente idée si vous avez déjà de l’expérience et êtes prêt à rouler prudemment, à porter un casque, à avoir tous vos papiers en règle et à respecter le code de la route. Autrement, la circulation chaotique, les routes en mauvais état et les accidents fréquents peuvent transformer cette « aventure » en un véritable cauchemar.
L’essentiel n’est pas seulement de partir à l’aventure, mais aussi de se protéger : si vous comptez faire de la moto à Bali, il est indispensable d’avoir une assurance voyage couvrant spécifiquement les conséquences d’un accident de moto ou de scooter. Sans cette couverture, même une chute mineure pourrait entraîner des frais médicaux importants ou des complications juridiques.




