Chaque pays a ses propres bonbons, confiseries et sucreries cultes, qu’on achète à la sortie de l’école, au cinéma ou sur les aires d’autoroute pour faire passer le temps d’un trajet trop long. L’une des plus grandes chansons françaises, Mistral Gagnant de Renaud, rend d’ailleurs hommage à un bonbec qui a bercé son enfance. En France, de nos jours, ce sont les Fraises Tagada, les Dragibus et les Carambar qui sont les plus consommés. Ils font la joie des petits comme des grands et la fortune des dentistes. Dans cet article, on passe en revue les sucreries, confiseries et bonbons emblématiques des autres pays.
Au Japon, une culture de la sucrerie très développée
Au Japon, la sucrerie est un univers à part entière : entre les KitKat en dizaines de parfums (matcha, patate douce, saké…), les Pocky (bâtonnets croustillants enrobés de chocolat ou de fraise) et les bonbons kawaii aux textures surprenantes, chaque supérette ressemble à un mini parc d’attractions sucré. Les Japonais adorent les éditions limitées et les packagings mignons, ce qui fait des rayons confiserie un terrain de chasse idéal pour les voyageurs curieux.
Où en acheter ? Les sous-sols alimentaires des grands magasins (appelés depachika) sont le cœur du shopping gourmand japonais. Sinon, chez Toraya, une maison de confiseries japonaises vieille de plusieurs siècles, et sa boutique‑flagship à Akasaka

Baklava en Asie mineure et centrale
Le baklava est sans doute l’une des douceurs les plus emblématiques d’Asie mineure et d’une partie de l’Asie centrale : de fines couches de pâte filo, généreusement garnies de noix ou de pistaches, arrosées de sirop ou de miel. On le déguste avec un thé bien chaud, souvent lors des grandes occasions ou des visites en famille. Riche, collant, ultra gourmand : c’est le genre de sucrerie dont on promet de ne manger “qu’un petit morceau”… avant d’y retourner.

Beijinho et brigadeiro au Brésil
Au Brésil, les fêtes d’anniversaire ne seraient pas les mêmes sans brigadeiros et beijinhos. Les premiers sont de petites boules chocolatées à base de lait concentré sucré, roulées dans des vermicelles ; les seconds, leur version à la noix de coco. Souvent faits maison, disposés dans des petites caissettes en papier, ils incarnent la sucrerie conviviale par excellence, qu’on prépare en famille et qu’on dévore entre amis.
Où en acheter ? Confeitaria Colombo, à Rio de Janeiro. Pâtisserie‑café fondée en 1894, classée patrimoine culturel et artistique de la ville, et considérée comme l’une des plus célèbres confeitarias du Brésil.

Loukoum en Turquie
Les loukoums sont de véritables institutions en Turquie. Ces cubes moelleux, parfumés à la rose, au citron ou à la pistache, parfois incrustés de fruits secs et roulés dans le sucre glace, accompagnent le thé ou le café turc. On les offre dans de jolies boîtes, on en achète dans les bazars, et on en ramène souvent comme souvenir sucré de voyage.

Ours Haribo en Allemagne
Les célèbres Goldbären – les ours en gélatine de Haribo – sont nés en Allemagne et restent une icône de la confiserie du pays. Ces petits oursons colorés, aux goûts fruités, ont donné le ton à toute une industrie du bonbon gélifié. En Allemagne, les rayons regorgent de déclinaisons : ours, vers, colas, anneaux… un paradis pour celles et ceux qui aiment les bonbons à mâcher.
Où en acheter ? A Bonn, la ville d’origine de la marque Haribo.
Mithai en Inde
En Inde, les mithai désignent l’ensemble des sucreries traditionnelles, omniprésentes lors des fêtes, des mariages et des célébrations religieuses. Gulab jamun, jalebi, laddoo, barfi… chaque région a ses spécialités, souvent très sucrées, parfumées à la cardamome, à la rose ou au safran. Plutôt que des bonbons emballés individuellement, on parle ici de douceurs vendues au poids, à partager en famille ou entre voisins.

Pulparindo au Mexique
Au Mexique, les sucreries jouent souvent avec les frontières entre sucré, salé, acide et pimenté, et Pulparindo en est un parfait exemple. Il s’agit d’une pâte de tamarin compacte, très goûteuse, à la fois sucrée, acidulée et relevée de piment. Pour un palais peu habitué, c’est un vrai choc gustatif, mais pour beaucoup de Mexicains, c’est un goût d’enfance absolument irremplaçable.
Salmiakki dans les pays nordiques
Sous le nom de salmiakki (ou réglisse salée), on trouve une sucrerie culte dans les pays nordiques, que l’on rencontre aussi dans les pays baltes : des bonbons à la réglisse, assaisonnés de sel d’ammonium. Pour beaucoup d’étrangers, c’est presque une épreuve, avec un goût très fort et déroutant ; pour les locaux, c’est une friandise réconfortante, souvent associée à l’enfance et aux soirées cinéma.
Où en acheter ? Stockmann Helsinki Centre, grand magasin fondé en 1862, est le grand magasin emblématique au cœur d’Helsinki, capitale finlandaise.

Reese’s Peanut Butter Cups aux USA
Aux États‑Unis, les Reese’s Peanut Butter Cups sont des stars absolues de la confiserie. Ces disques de chocolat au lait fourrés de beurre de cacahuète incarnent parfaitement l’amour américain pour l’association chocolat–peanut butter. On les trouve partout : dans les distributeurs, les stations‑service, les sacs de bonbons d’Halloween… C’est un incontournable pour qui veut goûter au “goût US” en version sucrée.
Où en acheter ? Chez Walmart et dans tous les supermarchés américains.

Turrón en Espagne
En Espagne, le turrón est la sucrerie des fêtes par excellence, surtout à Noël. Il s’agit d’un nougat plus ou moins dur, à base de miel, de sucre et d’amandes, parfois garni de fruits secs ou parfumé au chocolat. Selon les régions, on trouve des versions tendres, qui fondent en bouche, et d’autres très fermes, à casser en éclats. Dans beaucoup de familles, il n’y a pas de fin d’année sans une (ou plusieurs) tablettes de turrón sur la table.
Où en acheter ? Casa Mira à Madrid, confiseur depuis 1842 avec déco d’époque en bois, miroirs, ambiance ultra classique. Il s’agit du fournisseur historique de la famille royale espagnole.

Wine Gums au Royaume-Uni
Au Royaume‑Uni, les Wine Gums sont des bonbons gélifiés denses et légèrement élastiques, souvent estampillés de faux noms de vins (Port, Sherry, Claret…) mais sans aucune trace d’alcool. C’est une confiserie très “british”, un peu rétro, qu’on grignote au cinéma, en voiture ou devant la télé. Leur texture particulière, moins molle que celle des bonbons gélifiés classiques, contribue à leur côté addictif.
Où en acheter ? Fortnum & Mason à Piccadilly, l’un des quartiers les plus emblématiques de Londres





