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Le blog voyage by Chapka

Nomad Bird pose son sac à dos en Thaïlande

Nomad Bird est un oiseau rare. Ambassadrice de l’association TWAM (Travel With A Mission), elle s’est envolée en direction de la Thaïlande pour échanger avec des enfants d’une école en rase campagne.

Quelles sont les missions de TWAM ?

L’association TWAM, ou Travel With A Mission, est une organisation non gouvernementale qui promeut l’accès à l’éducation et le dialogue interculturel autour du globe. La plateforme permet de mettre en relation des voyageurs souhaitant partager un savoir ou une connaissance (les Twamers) avec des individus souhaitant leur offrir un public et un lieu d’audience (les Twamhosts). Si vous avez envie d’enseigner l’anglais, apprendre aux enfants à coudre ou à jouer au rugby, libre à vous d’essayer TWAM. C’est 100% gratuit !

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette association TWAM, n’hésitez pas à consulter notre super article concernant TWAM

association TWAM

Volontariat en Thaïlande, dans une école

Voilà que je dégote une guesthouse rustique entre Pak Chong et le Parc National de Khao Yai (c’est-à-dire au beau milieu de nulle part dans le centre de la Thaïlande) ! Après plus de 10 heures de bus, tuk-tuk et autres véhicules en tout genre, je me pose à l’ombre d’une bâche et relâche un peu la pression. De toute façon il est trop tard pour visiter le parc national et bien trop tôt pour aller dormir.

Je discute paisiblement avec le propriétaire quand me vient l’idée (oui, parfois j’en ai des bonnes) de lui demander si la ville de Pak Chong dispose d’une école ou d’une université ! Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’il pointa son doigt vers le bâtiment de l’autre côté de la route. Non ? Sérieusement ? « Yes, yes Ma’am. There : Primary School ». Whaou ! La chance me tend les bras et cela me donne un véritable coup de fouet ! Illico presto me voilà qui traverse la rue avec mon ordinateur sous le bras et quelques cartes de visite en poche.

Dès que je traverse le portail grinçant, une dizaine d’enfants se rue vers moi. Ils ont entre 3 et 5 ans, ce doit être la section maternelle sans doute. Les plus grands me lancent des « Hello » depuis les fenêtres sans vitre des quelques salles de classes et, à ma grande surprise, les maîtresses ne ronchonnent pas. Au contraire, elles me saluent avec le même enthousiasme et viennent même à ma rencontre. Il nous est difficile de communiquer car en cette région reculée de la Thaïlande, rare sont les personnes qui parlent anglais. Néanmoins, avec un peu de patience et beaucoup de sourires, je parviens à me faire comprendre.

Elle m’indique la classe de Madame Sompong qui est surnommée « Lek », ce qui signifie « petite » et qui est la directrice en charge des classes les plus avancées. Petit aparté : je m’interroge sur la réaction du corps enseignant si, en France, j’avais appelé mon proviseur par un surnom tel que celui-ci.

Une demi-heure d’échange, de partage… et de rire

Une fois dans sa classe, elle me reçoit chaudement et comprend rapidement mon intention. « 10h30 tomorrow morning ». Quoi ? Vraiment ? Je sautille de joie en repartant de l’école ! C’est si simple de partager !

ok

Le lendemain, 10h20, je suis dans les startings blocks. J’ai créé une nouvelle présentation, plus adaptée à des enfants d’école primaire et plus ludique que celle que j’avais utilisée à l’Université de Mysore en Inde (relire l’article). La classe est petite. 12, peut-être 15 élèves. Les bureaux en bois me rappellent ceux de mon enfance. De-ci de-là traînent des livres de mathématiques et d’anglais. Tous les enfants me regardent avec des yeux ronds, à la fois interrogateurs, timides et rieurs.

Après 2 ou 3 minutes de présentation je distingue rapidement qui est le pitre, la première de la classe, la timide, la studieuse… Finalement, les clichés sont les mêmes en France qu’au fin fond de la Thaïlande. La maîtresse traduit chacune de mes phrases en thaïlandais ce qui provoque des sourires et des rires à retardement. Ici, pas de vidéoprojecteur comme en Inde, juste mon ordinateur posé sur un bureau et les enfants s’en rapprochent de plus en plus au fur et à mesure de ma présentation. Ils répondent à mes questions timidement mais toujours en souriant.

Nomad Bird est partie faire du volontariat en Thaïlande

Vient alors le moment des fous rires, celui que je préfère, celui où je leur apprends 5 mots de base en français (qu’ils arrivent difficilement à répéter) mais surtout le moment où eux m’apprennent à dire ces 5 même mots en thaïlandais ! Les rôles sont alors inversés : je suis l’élève et ils sont mes enseignants. Les plus pointilleux me corrigent pendant que d’autres m’applaudissent quand je parviens enfin à avoir la bonne intonation et prononciation.

30 minutes. 30 minutes ce n’est pas bien long mais ça vous remplit de joie pour un long moment d’un côté comme de l’autre. On me salue avec les mains jointes, certains se lèvent pour venir m’embrasser et la maîtresse, Lek, me serre la main aussi chaleureusement que possible avec un sourire qui semble gravé sur son visage. Qu’ils sont beaux tous ces gamins, parfois studieux, parfois coquins, qui m’accompagnent en sautillant jusqu’au portail… J’aurais envie de rester là bien plus longtemps, mais d’autres m’attendent certainement.

Retrouvez ses aventures autour du monde sur son blog Nomad Bird.

Nomad Bird pose son sac à dos en Thaïlande
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