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Le blog du voyage by Chapka

Un voyage d’études pour agir contre les changements climatiques

Pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut surtout bien le comprendre et rencontrer les bonnes personnes (scientifiques, autorités, citoyens). Carolina et Frédéric, deux ingénieurs de 35 ans s’intéressent au sujet depuis déjà plusieurs années. Elle est Colombienne, lui Français d’un papa chinois. Après avoir travaillé en Finlande et en Chine, ils ont lancé en 2012 le projet volontaire One Climate One Challenge. Un premier tour du monde où ils ont visité des écosystèmes menacés (ex : les paramos colombiens) et rencontré des acteurs qui agissent pour sa sauvegarde (ex : en Inde où sont créés des glaciers artificiels).

Pour ce deuxième tour du monde, ils ont décidé de partir avec leur fille de 3 ans. Finalement, les modifications climatiques concernent aussi nos enfants ! Ils espèrent revenir avec des solutions durables concrètes, notamment en matière de transport, de logement et d’industrie pour lutter contre les changements climatiques.

Un volontariat autour du monde en famille

Quelles sont les actions que vous menez par le biais de One Climate One Challenge ?

One Climate One Challenge est un projet volontaire en dehors du travail. C’est une exploration, un voyage. Dans chaque région visitée, on identifie sur place un sujet spécifique, nous rencontrons les acteurs et nous publions des articles sur un blog. Nous allons à la rencontre des autorités, des entreprises comme des scientifiques. En 2012, on a eu la chance d’être reçus dans plusieurs ministères ; on a notamment rencontré le Ministre de l’Environnement en Polynésie Française.

Vous avez fait un premier tour en 2012. Quelles ont été vos principales conclusions ?

Premièrement, on a constaté que les conséquences du dérèglement climatique s’observent dans chacune des régions visitées. Mais fort heureusement, on a pu aussi se rendre compte que partout des actions d’adaptation et d’atténuation sont mises en œuvre. Les actions viennent des gouvernements, du secteur privé comme de la société civile.

passage a wairakei en nouvelle zelande

Sur ce circuit 2016-2017, quels sont vos nouveaux objectifs ?

Durant le premier voyage en 2012, nous avons plutôt rapporté des observations du changement climatique. Durant ce second voyage, nous parlons plus solutions. Solutions pour une société durable. Solutions qui permettent de ne pas aggraver le changement climatique, en matière de transport, bâtiments, ou encore agriculture par exemple. On montre que les solutions existent déjà.

Nous avons plus de sponsors cette fois-ci. Chapka en fait partie et nous les en remercions.

De plus, avant le départ mi-2016, nous avons mené une campagne de crowdfunding pour un budget transport local. Nous avons collecté près de 2500 euros ! Un très grand merci aux contributeurs, ils sont extras ! Sans cette enveloppe, on n’aurait pas écrit quelques uns des articles.

Vous avez démarré à Singapour, une métropole avec une forte pollution de l’air. Comment peut-on solutionner ce problème ?

À Singapour, une bonne partie de la pollution provient du transport. Ils ont déjà démarré une transition énergétique dans ce sens. Les autorités doivent être à la manœuvre. Il faut aider les citoyens à préférer les transports en commun, à faciliter l’accès aux véhicules électriques et hybrides, à progressivement sortir du marché les véhicules à moteur combustible.

Après, Singapour a un souci particulier, qu’on appelle le haze. Durant quelques semaines de l’année, l’Indonésie brûle une partie de ses précieuses forêts. Les nuages de fumées passent sur Singapour, l’air devient irrespirable.

Comment l’architecture économe peut-elle s’adapter dans cet environnement fait de gratte-ciels ?

En fait les gratte-ciels sont aussi le futur de la ville ! Mais les beaux gratte-ciels, intelligents et à énergie positive. Il faut savoir qu’en 2050, quand nous serons plus de 9 milliards, 4 citoyens sur 5 vivront dans une ville. Avec la préoccupation du transport et de la mutualisation, les villes devront être plus verticales, plus denses tout en étant vivables ! En ce qui concerne le secteur du bâtiment, on sait d’ores-et-déjà construire des tours vertes ; toutes les technologies sont disponibles en 2017 ! Notamment à Singapour on trouve des bâtiments exceptionnels. L’un d’entre eux fut l’objet de notre premier article 2016-2017.

Des matériaux solaires et flexibles

Un matériau solaire et surtout flexible dans un laboratoire de Melbourne

Vous avez enchaîné en vous intéressant au recyclage et aux énergies alternatives en Australie. Avez-vous découvert de beaux projets sur place ?

À Sydney, nous avons eu la chance de pouvoir visiter la plus grande centrale de recyclage d’eau usée au monde, dans un bâtiment résidentiel. L’eau usée est traitée dans les sous-sols de la tour et est renvoyée dans les appartements pour les toilettes ou les machines à laver. A Singapour, ils vont plus loin et boivent l’eau traitée, qui est de très bonne qualité. L’approvisionnement en eau va être toujours plus affecté par les événements climatiques extrêmes, telles les sécheresses et inondations, plus courantes dû au dérèglement climatique.

À Melbourne, on a visité un des rares endroits au monde où on fabrique une technologie solaire différente de ce qu’on a l’habitude de voir. Ce n’est pas du photovoltaïque au silicium qu’on retrouve dans les panneaux solaires mais du photovoltaïque à base de composé organique. La technologie est pour le moment moins efficace mais elle est plus facile à fabriquer et elle est flexible et semi-transparente ! On peut l’intégrer aux vitres d’une fenêtre par exemple, ou la coller sur une tente !

Est-ce que la tendance locavore* peut se développer autant en France qu’en Australie ?

L’Australie est un pays isolé géographiquement donc un produit local peut être vraiment moins cher qu’un produit importé. En France, la tendance existe déjà. Les français sont de plus en plus sensibilisés. Dans toutes les grandes villes, on trouve des AMAP, qui offrent un circuit court et local pour fruits et légumes. Pour tout ce qui concerne la nourriture, les français prêtent attention. C’est trop important la table !

La tendance locavore se développe de plus en plus

Se nourrir grâce à des produits cultivés à proximité, de façon durable et solidaire

Que comptez-vous découvrir dans les prochaines destinations ?

On vient de quitter la Nouvelle-Zélande. Direction les Etats-Unis. Sur le chemin, on fait un stop à Fidji. Fidji organise la prochaine Conférence des Nations Unies sur le climat, comme la France l’a organisée fin 2015 (COP21). On espère rencontrer quelqu’un du gouvernement pour en parler. Pour ce qui est des sujets suivants, à vous de nous suivre, sur le site, ou Facebook ! Promis, ce sera aussi intéressant que ce qu’on a raconté jusqu’à maintenant 😉

*locavore : la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile.


Plus d’informations sur leur site One Climate One Challenge.

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