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Le blog voyage by Chapka

Alix fait le bilan de ses 4 ans au Canada

Un article écrit par Alix

Tu as des projets de voyage ? Le Canada te fait rêver ? Viens jaser avec moi ! Je te mets déjà dans le bain avec des termes québécois. D’ailleurs au Québec, tout le monde se tutoie ! J’espère que tu es ok avec ça.

Alors voilà, je vais te raconter mon histoire. Je ne te promets pas que tout sera rose, mais, je tiens à présenter une version honnête de ce que peut être une immigration (temporaire ou permanente) au Canada et, plus précisément, au Québec. Attache ta tuque c’est parti !

Il existe plusieurs moyens de se rendre au Canada, mais moi c’est le PVT que j’ai choisi ! Ou bien est-ce le PVT qui m’a choisie ?

PVT…P comme permis

Le PVT est un permis de travail permettant aux jeunes de 18 à 35 ans de partir à l’étranger sur une longue période pour pouvoir voyager, tout en ayant le droit de travailler sur place pour financer leur séjour.

V comme vacances

Si tu es là pour 2 ans de PVT, je te conseille vraiment de voyager avant de t’installer quelque part. En effet, une fois dans l’engrenage du travail, trouver du temps pour voyager sera plus compliqué. Il n’y a que deux semaines de congés payés à l’année pour la plupart des employés. J’ai donc fait 6 mois de voyage dont 4 mois en bénévolat, 1 mois dans l’ouest des USA et 1 mois dans l’Ouest Canadien.

J’ai eu la chance de visiter la Colombie-Britannique et sa capitale, Vancouver, que j’aime tant, le Yukon et ses aurores boréales qui m’on fait verser des petites larmes tellement c’était beau. Il y a aussi eu un petit passage dans les Rocheuses en mai. Sachez que les lacs sont encore gelés à cette période. Si vous en avez la possibilité, faites les Rocheuses en été et en hiver, les paysages sont très différents selon les saisons et sont à couper le souffle. Puis il y a eu ce road trip dans l’Ouest américain. Je pourrais passer des heures à en parler tellement j’ai de choses à dire, mais je te laisse découvrir par toi-même si cette occasion se présente.

Évidemment, j’ai rencontré pas mal de péripéties, surtout en bénévolat. Dormir dans un préfabriqué par -48° au Yukon et rester les fesses collées sur la cuvette des toilettes qui se trouvaient à l’extérieur. Se retrouver perdue à minuit dans le fin fond de l’Alberta. J’ai été récupérée par mon host, un personnage tout droit sorti d’un film : pick-up rouge avec les stickers flammes, style de cow-boy avec un long manteau en peau de bête, drunk as f***.

Après ce long voyage, j’ai décidé de poser mes valises à Montréal ! Je sais, je n’ai vraiment pas innové sur ce coup mais je te jure que Montréal est absolument incroyable. Des festivals toute l’année, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige. Montréal c’est une ambiance, une ouverture d’esprit, une nature dans la ville, des restaurants à tout va mais c’est surtout un énorme coup de cœur.

T comme travail

C’est à partir de ce moment-là que l’on rigole un peu moins. Ma venue au Canada n’était pas hasardeuse, j’étais venue pour immigrer de manière permanente. Aïe ! Pourquoi « aïe » me diras-tu ? Immigrer au Canada est faisable bien sûr, particulièrement si tu es français.e. Tu peux t’ installer n’importe où hyper facilement… SAUF au Québec. En effet, la Province applique ses propres règles en matière d’immigration et, au moment où je souhaitais immigrer, m’a mis des bâtons dans les roues à coup de réformes en tout genre. Je ne m’épancherai pas ici sur la question car il y aurait bien trop à dire, mais sache que si tu souhaites t’installer définitivement au Québec, il faut s’accrocher !

Attention, je parle en mon nom seulement. L’immigration de mon copain s’est déroulée tout en douceur, telle une brise d’été caressant tes cheveux. De mon côté, j’étais plutôt au milieu d’un gros pogo à un concert de métal ! Je ne vais pas te cacher que nous sommes nombreux à ce concert. Grosse ambiance chez les expats !

Ces 3 dernières années ont été à la fois incroyables mais aussi vraiment stressantes. Mes mésaventures ont particulièrement touché mon travail : je me suis faite virer de mon premier job qui se passait extrêmement bien. Pourquoi ? Car la RH a décidé de faire travailler sa nièce, qui a donc pris ma place. On était en janvier, et je travaillais dans l’événementiel, alors inutile de te dire que trouver un emploi dans mon domaine d’activités à ce moment-là était peine perdue. J’ai donc dû prendre un job (avec un boss ayant reçu des plaintes pour harcèlement moral -je ne l’ai su que plus tard mais je comprends bien pourquoi- à contre cœur payé le minimum pendant un an afin d’accumuler assez d’heures pour obtenir un premier document me permettant d’aller à l’étape suivante du processus. Je ne suis malheureusement pas la seule à qui ce genre de choses arrivent. J’ai été très surprise de la tournure des choses et, c’est ma faute, j’aurais dû me renseigner sur tout ce processus.


Malgré les galères, je savais que ce pays était fait pour moi. J’aime le Québec et le Canada, je suis juste tombée sur de mauvaises personnes au mauvais moment.

Tout ça n’est rien en comparaison des moments incroyables que j’ai pu vivre là-bas. Il y a eu des rencontres, des fous rires, des randonnées en tout genre, l’hiver et ses activités uniques, l’automne et ses couleurs absolument incroyables et j’ai finalement trouvé un job génial avec un boss qui valorise mon travail. Mais, la plus belle chose qui me soit arrivée au Canada, c’est la rencontre avec mon copain. Comment ne pas le mentionner, lui qui a toujours été là, dans les moments où je voulais tout abandonner et rentrer en France. Aujourd’hui, de beaux projets nous attendent et, sans cette expatriation, rien de tout ça n’aurait été possible !

Alors voilà, difficile de condenser quatre ans de vie en un seul article, mais si vous avez l’opportunité de vivre cette aventure, foncez, n’hésitez pas une seule seconde!

De mon côté, je vole vers de nouvelles aventures mais, je reviendrai au Canada, ma terre d’accueil.

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